Depuis le 31 mars, je n'ai plus chaussé une seule fois ma paire de running pour faire n'importe quel sport. Ma course à Croissy-Beaubourg a été la dernière et le lendemain matin, je suis allé à Enghien-les-Bains dans le Val d'Oise pour faire le 10 km où j'étais inscrit mais je n'ai jamais pu prendre le départ. La douleur aux deux tendons d'achille était trop vive. Alors direction docteur, irm et 4 semaines d'arrêt complet sans le moindre sport. Même le VTT y est proscrit. La galère ! C'est long 4 semaines sans sport alors qu'on adore ça. Plusieurs fois ça me titillait d'enfiler mes chaussures de course à pied et aller trottiner dans la forêt mais j'ai été raisonnable.
Je prends la direction de Draveil pour faire un 10 km nature dans la forêt de Sénart où Bernard, accompagné de sa femme, m'attend. L'objectif de cette course est simple. Déjà je ne la prends absolument pas comme une course mais comme une reprise d'entraînement. Donc le but est de faire les 10 km en ayant le moins mal possible même si je mets 1 heure. En fait je voudrais tout de même courir à 12 km/h donc moins de 50'. Le temps est assez catastrophique. De fortes chutes d'eau et un vent assez costaud. Je ne pensais pas m'échauffer car je vais aller lentement mais finalement avec Bernard on va courir un peu plus de 3 kilomètres. Un peu plus tôt on avait été récupérer nos dossards dans la salle de réceptions du traiteur JANIAUD. Bernard a eu le 78 et moi le 205.
Par rapport à l'arrivée qui sera jugée face au traiteur JANIAUD, le départ se situe à l'autre bout de la ZA de Mainville. A 10 heures 15 le départ est donné. Avec Bernard on s'est mis loin de la ligne de départ. Au moins on ne sera pas bousculé. Nico qui entraîne mon fils à l'athlétisme est également présent mais hors course. Il va courir aux côtés de sa soeur. Il m'a annoncé vouloir l'amener vers les 48'. On commence par du bitume. Au bout de 700 mètres on tourne sur la gauche et on entre dans la forêt de Sénart. Juste après être passé au km 1 on se retrouve au carrefour du chêne d'Antin qui a été planté au Moyen-Age il y a 650 ans et qui a été détruit lors de la fameuse tempête de 2000.

Puis on tourne sur la gauche et le parcours est super glissant, humide. La pluie a cessé de tomber. Je me retourne et je me rends compte que Bernard n'est plus là. Alors je ralentis et je finis même par m'arrêter pour l'attendre puis je me place juste devant lui et c'est parti. On a à peine fait deux kilomètres et on est déjà dans un sacré état. Les flaques d'eau qui ressemblent pour certaines à des marres sont nombreuses. Mais vers le km 4 je sens que mes tendons sont bien raides et je lève le pied. Je suis raisonnable en me répétant que ce n'est qu'un entraînement. Il y a un ravitaillement au km 5 où Bernard passe avec 12'' d'avance sur moi.
Je reviens un peu sur lui mais au bas d'une descente il y a un virage sur la droite sur une partie bitumée toujours dans la forêt et ça remonte. Je me rends vite compte qu'il ne faut absolument pas forcer alors il part inexorablement. Au km 7 j'ai mon téléphone que j'avais laissé dans mon short qui se met à sonner et je me permets même le luxe de répondre. Bien évidemment je cours encore moins vite et la discussion dure sur environ 500 mètres. Quand je range le téléphone je ne vois plus du tout Bernard. Je finis en roue libre. A 800 mètres de l'arrivée on sort de la forêt dans un sacré état dans le dos. D'un coup je ne me sens pas bien. Des crampes d'estomac et "opéla" je vomis en course. Génial !!! Je termine la course 86ème/279 en 48'52''.

Bon il faut quand même remettre cette course dans son contexte. C'était un simple entraînement de reprise, le sol était super glissant et détrempé. En état de forme j'aurais au moins gagné 6-7 ... secondes !!! lol. Bernard qui m'a lâché a fait une très belle course en terminant 72ème en 47'33'' Nico a amené sa soeur en un peu moins de 50'. C'est bien. On retourne aux véhicules pour nous changer et surtout pour enlever un maximum de boue (malheureusement il n'y a pas de douche). Le ciel redevient tout noir et c'est reparti. Il pleut. On termine cette matinée dans la salle de réceptions du traiteur qui a organisé comme les années précédentes un très bon et copieux buffet à volonté : jambon à l'os, rôti, pâté, salades de légumes, carottes râpées, de nombreux gâteaux, ... Je repars avec mes douleurs. On verra demain si je vais bien ou pas.


On ressort de la forêt et je suis à nouveau dans les rues de Croissy-Beaubourg. Le reste du parcours est identique au départ en sens inverse. Je suis passé au km 10 en 42'06''. Ça monte un peu dans les rues de Croissy. Après la rue d'Emerainville on redescend sous l'avenue de la Soubriarde pour remonter de l'autre côté. Je monte jusqu'au boulevard du Courcerin puis c'est plat. Je tourne sur ma droite et je suis dans la longue et large allée du 1er mai. Je suis toujours très proche du coureur qui me précède. Je suis derrière lui depuis 9 kilomètres et surtout toujours à la même distance. Au bout je tourne sur la gauche, j'entre sur le parking du magasin Décathlon, puis à droite jusqu'à la ligne d'arrivée que je franchis
Un méga ravitaillement final nous attend sous la tente. Pain au chocolat, croissant, chausson aux pommes, viennoise au chocolat, et plein d'autres choses et des choix de boissons également bien fournis. Je retrouve Dominique qui est bien contente de son 5 km. Je vais trottiner un petit peu pour ma récup. Puis je prends la direction du travail. C'était une petite course bien sympathique avec un parcours vraiment très agréable qui mélange course nature à course sur route.
En haut on tourne à gauche puis au bout c'est un virage très serré sur la droite qui m'amène sur la plus longue ligne droite du parcours. Franchement je suis fatigué de ma course d'hier. Je pense rester à un rythme assez régulier mais je suis incapable d'aller plus vite. Alors j'essaye de rester à ce niveau. Au bout on tourne à droite sur le bitume qui sort du parc et qui longe la route jusqu'à l'entrée à nouveau dans ce parc. On passe à côté du hall pour entamer le second tour. Je suis doublé par un coureur et j'essaye de rester au contact même s'il me prend quelques mètres.
J'ai fait quasiment le même chrono que lors de l'épreuve du mois de février. 20'06'' en février et 20'09'' aujourd'hui. A trois petites secondes près !!! Je suis quand même fatigué de ce week end sportif mais heureux de courir. Je vais courir un peu pour faire ma récupération avant de regagner la Seine-et-Marne car je travaille cet après-midi. 


Le départ est donné à 19h10. Il est conjoint avec la course du 30 km (et donc du relais). On quitte le stade puis on descend le village par la route. Ça commence par une forte descente. Je suis dans le groupe de tête. On est trois dans ce groupe. Je reste calé derrière le premier. Ça descend très vite, le sol est toujours bitumé. On tourne sur la droite toujours en pleine descente puis en bas on a une petite hésitation. A gauche ? A droite ? On voit une flèche au sol et on décide de prendre à gauche. Ça monte bien, puis on fait une boucle et on se retrouve en haut où on était passé avant. Le peloton qui est censé être derrière nous se trouve maintenant devant. Alors on redescend et on prend a droite au lieu de prendre à gauche. On a fait 300 mètres de rab !

Je m'allonge dans l'herbe, le sang coule encore. Je suis rincé. C'est une belle expérience et malgré l'erreur de parcours au début de l'épreuve j'ai trouvé l'organisation vraiment sympa. Le travail des organisateurs très au niveau. Je rentre dans la salle polyvalente où un repas chaud nous est offert. Au menu, pâtes-sauce tomate-gruyère râpé, morceau de fromage avec du pain et gâteau, clémentine, banane. Le tout accompagné d'eau ou de coca. Je termine 2ème de ma catégorie. Malgré mes multiples plaies saignantes je suis ravi de ma 200ème course. Après m'être changé, je reprends la route direction Amiens pour une autre course demain matin.

A 10 heures 15 nous sommes rue de Paris à côté de la pharmacie juste derrière le gymnase pour le départ. Le coup de pistolet libère tous les coureurs. On part pour une immense ligne droite toute plate en continuant sur l'avenue du 8 mai 1945 qui va jusqu'au rond point des anciens combattants. On vient déjà de faire 1,5 km de ligne absolument droite. C'est parti très vite et moi je suis raisonnable car je n'essaye pas de m'accrocher aux coureurs allant beaucoup trop vite pour moi. On tourne sur la droite et c'est un léger faux plat montant qui fait passer au dessus d'un chemin pour piéton et on tourne encore sur la droite pour entrer dans la zone industrielle de Lisses. On va jusqu'au bout et on tourne une fois de plus sur la droite. On passe au km 2 et à ce moment là j'ai une vive douleur dans le tendon d'achille. Je ralentis un petit peu pour essayer de trouver une autre façon de poser le pied au sol et ma course reprend une meilleure allure.

Cette nouvelle longue ligne droite qui se trouve dans la zone industrielle démarre rue des Cévennes et est prolongée par la rue du Bois Chaland. Après 1,5 km de ligne droite on tourne à droite, on se retrouve dans un rond point puis on tourne à droite sur une piste piétonne et cycliste qui longe la D 153. Je suis surpris par mon état de fraîcheur. Au bout on tourne deux fois à gache puis à droite et on se retrouve derrière le gymnase là où s'est déroulé le départ de l'épreuve. On se retrouve dans la fameuse ligne droite du départ mais au lieu de prendre la route, on se trouve sur la large piste pour vélo et piéton sur la droite de la chaussée. Il y a une petite descente puis une toute aussi petite remontée pour passer sous la route. Je passe au km 5 en 20'09''.
On a beau ne plus être sur la route, cette ligne droite est tout de même longue. Au bout, au lieu de monter un peu pour passer au dessus du chemin piéton après avoir tourné à droite, on continue sur la piste et on descend un peu avant de remonter également un peu puis on entre à nouveau dans la zone industrielle. Mon rythme est très stable dorénavant. On est sur la longue ligne droite dans la z.i. puis je tourne sur la droite. Juste avant le rond point qui me ramène sur la piste cyclable qui longe la D 153, je passe au km 8. Plus que deux petits kilomètres. Je commence à ressentir la fatigue. Mais je m'accroche pour ne pas perdre de temps.

Je suis content de ce chrono qui est le meilleur de l'année. Je continue à gagner du temps un petit peu par un petit peu. C'est très encourageant même si ce temps reste moyen pour moi. Mais ne faisons pas la fine bouche. D'ici quelques mois je devrais retrouver la forme et être beaucoup plus compétitif. Je récupère un polo de la course pour cadeau puis je vais au ravitaillement final. Eau, madeleines, quatre-quart, ... Il y a également un stand Red Bull comme hier.
Je suis sur une butte qui surplombe les ravitaillements et la piste d'athlétisme. Je vois Bernard y faire son entrée et il s'accroche jusqu'au bout. Un coureur revient derrière lui à toute allure et le double mais il ne se désunit pas et double un autre coureur à un ou deux mètres de la ligne d'arrivée. Il termine 290ème en 46'55''. Il a fait mieux qu'hier. On retourne aux véhicules puis on va courir 1,6 km pour faire notre récupération. Direction les douches et les résultats officiels puis nous quittons Lisses.