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TOPS 10

TOPS 10

10 km des ''4 Saisons - été'' à Amiens (80)

Dimanche 8 juillet 2018

Il s'agit d'une classique pour moi. En effet, depuis 2012, je viens régulièrement faire une ou plusieurs épreuves de cette organisation, soit sur 5 kilomètres, soit sur 10 kilomètres, soit les deux dans le Parc du Grand Marais et sur les bords du Canal de la Somme, dans le cadre des Courses des ''4 Saisons'' à Amiens. Comme son nom l'indique, quatre manches sont organisées sur une année civile, une en hiver, puis au printemps, en été et en hiver, sur les distances de 5 et 10 kilomètres. Pour participer au challenge, il faut faire les quatre automne, car les chronos sont additionnés, mais une seule épreuve est une course à part entière, donc ce n'est pas obligatoire de participer à ce Challenge. Je n'ai fait qu'une seule fois le Challenge. C'était en 2013 sur le 5 kilomètres, où j'avais eu la chance de gagner. Un bon souvenir. Depuis, je n'ai pas vraiment pu faire preuve d'assiduité sur une année complète. Cette année, j'avais décidé de faire ce Challenge sur le 10 kilomètres, mais mon arrêt pendant quatre mois suite à ma blessure pas encore vraiment guérie, m'a empêché de m'aligner sur les versions ''hiver'' et ''printemps'' de ces 4 Saisons 2018.


Aujourd'hui, il fait excessivement chaud. La température ne cesse d'augmenter. Lorsque nous arrivons sur place, la course du 5 kilomètres ne va pas tarder à partir. Je me stationne très proche de la halle du Grand Marais où l'arrivée sera donnée et surtout où le secrétariat de la course est implanté. Je m'y dirige afin de retirer mon dossard. Mais préalablement, il faut consulter le listing des partants qui est affiché, afin de découvrir son numéro du dossard. Le mien sera le numéro 10.





Nous profitons un peu de l'ombre de cette halle, où la température est un peu plus clémente qu'en plein soleil. Puis, nous marchons un peu jusqu'à la limite du Parc du Grand Marais, là même où il surplombe le Chemin de Halage qui longe le Canal de la Somme. Le coup de pistolet signifiant le départ a retenti. L'inévitable Antoine Dubreucq, a déjà pris son envol et personne ne le reverra avant l'arrivée sur ce 5 kilomètres.



Retour à la voiture car je dois distribuer des flyers de la course organisée par mon ancien club de l'UA Chauny, qui aura lieu le dimanche 26 août, sur les distances de 5 et 10 kilomètres. Pour ceux qui sont intéressés, il s'agit d'une course très performante, propice aux bons chronos même par temps chaud. Petite surprise pour les coureurs la connaissant, cette année le parcours se fera dans le sens inverse des années précédentes. Je n'ai rien à gagner en vantant les mérites de cette course, mais je vous la conseille vivement. Nous avons glissé près de 200 flyers derrière les essuie-glaces des véhicules des coureurs et laissé une dizaine d'autres sur le présentoir prévu à cet effet.







Puis, c'est au tour de la course du 10 km des Joggers de partir. En fait, pour éviter que le peloton soit trop important sur le 10 km, deux départs distincts sont donnés. Un pour les coureurs hommes valant plus de 45 minutes et un autre pour les autres. Les féminines n'étant pas impactées par ces critères, peuvent courir l'un ou l'autre sans problème. Sur la Course des Joggers, si un homme court en moins de 44 minutes, son chrono sera crédité de 44 minutes. Ce qui n'est donc pas le cas pour les femmes. Il est aussi possible de courir les deux 10 kilomètres, et le meilleur des deux chronos sera attribué pour le classement général, car les résultats des deux 10 kilomètres seront réunis pour ne former qu'un seul classement général. J'espère avoir été bien clair. Sur cette seconde course de la matinée, Saliha et Sandrine s'y sont présentées. Sandrine vient juste de terminer le 5 km. Stéphane mène pendant un bout de temps ce 10 km des Joggers mais finalement, Saliha mettra tout le monde d'accord. Trop forte. Et chapeau à Sandrine d'avoir doublé par ce temps très chaud et très lourd. J'en ai profité pour faire mon échauffement sur une distance courte de 1,5 km.





Je repasse ensuite à la voiture pour enfiler le débardeur de mon club de Pontault AAC avec le dossard numéro 10 épinglé. Puis, je poursuis mon échauffement à l'ombre sur le Chemin de Halage. J'y retrouve Jean-Pierre et son épouse, toujours fidèles au poste, qui nous gratifient, semaine après semaine, de leurs magnifiques photographies et vidéos. C'est un mec vraiment bien ce Jean-Pierre ! Je me dépêche de filer jusqu'à la ligne de départ car le coup de sifflet indiquant 3 minutes avant le départ, vient d'être sifflé.




Nous ne sommes qu'une bonne quarantaine de coureurs dont une seule féminine sur cette Course des ''As''. En effet, les autres, ont opté pour la course précédente où il faisait un peu moins chaud. A la voiture, il y a 34 degrés, pourtant j'ai un arbre qui la protège du soleil.  Je risque rapidement de me retrouver dans les derniers de ce second 10 kilomètres, tous les meilleurs étant sur celui-ci. Sur la bas-côté, j'ai le temps de discuter un peu avec Saliha, juste avant de me placer derrière la ligne de départ. Compte à rebours et le coup de pistolet du starter retentit. A part les hommes les plus forts, sinon, le reste du peloton part plutôt raisonnablement. J'arrive sans trop de difficulté à rester dans la foulée des coureurs qui me précèdent.



Je passe à côté de Jean-Pierre, qui mitraille tous les coureurs. Au bout de 500 mètres de course, le Chemin de Halage s'écarte très légèrement du Canal de la Somme pour passer sous un pont de chemin de fer, ce qui nous oblige à descendre et à remonter aussitôt de l'autre côté afin de retrouver le Canal. Pour le moment, nous sommes sur le chemin le plus éloigné de la rivière car après un demi-tour un peu plus loin, nous prendrons le plus proche de l'eau. Les arbres sont sympas car ils nous protègent de ce soleil pour le moment. 


Passage au km 1, et 150 mètres plus loin, il faut prendre ce virage à 180 degrés sur de gros cailloux. Nous revenons donc en sens inverse. La partie la plus éloignée du Canal de la Somme est bitumée alors que sur celle où je me trouve maintenant, c'est gravillonné. La relance de ce virage à 180 degrés casse complètement le rythme, mais je poursuis mon effort en restant au sein de mon groupe. On revient ensuite vers ce pont de chemin de fer, mais on ne doit pas descendre, ni monter, car dans ce sens, on peut longer le Canal en restant sur du plat.








Je ressors de ce passage sous le pont, direction la ligne de départ. Des coureurs décident d'accélérer, ce qui n'est pas très bon pour moi car je suis incapable de hausser mon rythme. Il fait trop chaud, tant pis. Passage au km 2, toujours en continuant tout droit. Plus je me rapproche de la fin de cette très longue ligne droite, plus je commence à lâcher prise. Le bitume refait son apparition juste avant de prendre l'Avenue des Cygnes sur ma droite, mais uniquement en prenant la large piste cyclable qui a légèrement tendance à être en faux-plat montant. 400 mètres plus loin, nous tournons à droite sur la Rue du Grand Marais, juste avant de tourner une nouvelle fois sur la droite afin de pénétrer dans l'enceinte du Parc du Grand Marais. Il faut prendre la direction de la halle avant de la longer par la droite avec un premier ravitaillement qui y est placé. Vu la chaleur, je n'hésite pas une seconde à attraper au vol un gobelet d'eau. Nous retrouvons ensuite du chemin gravillonné qui tourne à gauche puis à droite et surtout en montant. Rien de bien méchant, mais ça use un peu. Il y a énormément de monde à cet endroit de la course.



Je continue tout droit, jusqu'à ce que je tourne à droite, sur un chemin qui domine le Canal de la Somme. D'ailleurs, ce chemin est descendant, puisque nous devons rejoindre la ligne de départ. Je profite de cette partie plus facile du parcours pour souffler un peu. Ça fait du bien, mais je me demande quand même si je ne vais pas finir par ''m'écrouler'' en parlant de mon rythme. Pour le moment, je suis en gestion, c'est difficile mais je ne suis pas dans le rouge même s'il fait très chaud.









Une fois en bas, je tourne deux fois sur ma gauche, prenant un petit pont de bois, afin de franchir la ligne de départ et de me retrouver sur la partie du Chemin de Halage la plus éloignée du Canal de la Somme. L'avantage est son sol bitumé et aussi la partie ombragée. Après 500 mètres de ligne droite, je me retrouve dans la chicane qui descend puis monte afin de passer sous le pont de chemin de fer. Ça nécessite une petite relance pour bien se remettre en rythme mais je gère. Les 4 premiers kilomètres sont couverts. Je croise les leaders de la course qui avancent vraiment bien malgré cette chaleur. Je finis par passer au niveau du panneau indiquant le km 1 qui correspondait au premier passage, et quelques dizaines de mètres plus loin, j'essaye de négocier au mieux ce second virage à 180 degrés sur la droite. Un petit effort pour me relancer sur ces gravillons mélangés avec la poussière. Je croise maintenant les coureurs qui sont derrière moi. J'ai l'impression de revenir petit à petit sur deux coureurs, un vêtu de blanc et un second du club de CAA Abbeville. Mais l'écart est encore important d'une centaine de mètres. On verra bien si au train, je peux revenir. En parlant de train, je me retrouve à nouveau sous le pont de chemin de fer avant de déboucher sur la suite de cette très longue ligne droite.











Jean-Pierre est toujours en train d'essayer de prendre les plus beaux clichés des coureurs qui doivent retranscrire la souffrance. Je me rends maintenant vraiment compte que l'écart se réduit mais pas à grande vitesse. Je sais qu'en continuant de la sorte, je finirai par faire la jonction. Me voilà sur la piste cyclable de l'Avenue des Cygnes. Je gère ce faux-plat montant en continuant de me rapprocher. Je pense qu'il me reste une cinquantaine de mètres à combler. Un peu plus loin, j'entre à nouveau dans l'enceinte du Parc du Grand Marais, sans oublier le second ravitaillement très important, situé sur la droite de la halle. 




Puis, double virage gauche-droite sur le chemin de gravillons sous les encouragements de Saliha, puis de Sandrine et d'autres personnes que je ne connais pas. Je poursuis tout droit avant de tourner à droite sur le chemin qui redescend vers le Chemin de Halage. Une nouvelle fois, j'en profite pour me refaire un peu. 










Une fois en bas, je tourne deux fois sur la gauche en passant au-dessus du pont de bois. C'est à cet endroit que je fais la jonction avec le coureur vêtu d'un haut blanc et d'un cuissard noir. Je reste à sa hauteur quelques secondes, puis je reprends mon train. J'entends qu'il essaye de s'accrocher, mais plus je reviens sur le coureur du CAA, plus je sens qu'il lâche progressivement. Une fois sous le pont de chemin de fer, je me retrouve dans sa foulée et j'ai plus de ressources lorsqu'il faut se relancer de l'autre côté. Je pars sans forcer en direction de mon dernier virage à 180 degrés que je finis par bien négocier. Je peux jauger le petit écart qui s'est fait sur les deux coureurs que je viens de doubler. Je peux aussi voir que j'ai une centaine de mètres de retard sur un coureur du club de Frévent. Je ne vais pas me relâcher et voir si c'est possible de revenir. Passage pour la dernière fois sous le pont de chemin de fer.


Jusqu'au bout, Jean-Pierre est fidèle au poste. Au bout de ce Chemin de Halage, je suis revenu sur ce coureur. En le passant, je lui dis de s'accrocher à moi, que je vais l'amener à l'arrivée au train, sans à-coup. Il se cale dans ma foulée sur la piste cyclable de l'Avenue des Cygnes. Une fois en haut et juste avant de rentrer dans l'enceinte du Parc du Grand Marais, il revient à ma hauteur. J'étais prêt à le laisser finir devant moi, mais il me dit de continuer. Petite accélération mais sans sprint pour franchir la ligne d'arrivée 43ème/184 en 44'04''.






Le chrono est très mauvais, mais la forte chaleur y est pour beaucoup. De l'eau est la bienvenue sur le ravitaillement final. Par contre, je ne me sens pas autant fatigué que ça. J'espère que sur mon prochain 10 kilomètres, les conditions seront meilleures, même si le parcours sera très difficile avec de véritables côtes casse-pattes.


Après m'être changé, j'ai le plaisir de discuter un petit bout de temps avec Sandrine. C'est quelqu'un de vraiment très bien. Puis, avant de partir, je vais voir les résultats des copains. Stéphane André a fait 19'04'' sur le 5 kilomètres puis 41'44'' (mais ramené à 44' car il a fait le 10 km des Joggers) sur le 10 kilomètres. Saliha Rarbi a terminé son 10 kilomètres en 40'10'' et Sandrine Fernandes 23'07'' sur le 5 kilomètres puis 51'34'' en récupération sur le 10 kilomètres. Un grand bravo à tous ! C'est maintenant le moment de quitter Amiens, il est tard et il commence à faire faim ! Un grand merci aux différentes photographes !!!

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