Dimanche 5 juillet 2026
Ce week-end, direction Paris et le Bois de Vincennes afin de participer pour la 5ème fois aux Foulées Île-de-France - France des Îles après 2014, 2019, 2022 et 2024. Cette année est la 30ème édition de ces foulées ! Bon anniversaire à toute l'équipe !!! Depuis un mois, c'est le premier dossard que je vais porter car des arrêtés préfectoraux pour canicule ont causé l'annulation de nombreuses courses en Île-de-France, notamment l'Ekiden du Stade Français et le Trail du Bois Louis où j'étais inscrit. L'Association Sportive et Culturelle ACCOLADE est toujours à la tête de cette organisation. Son objectif est de promouvoir et de développer toutes formes d’activités sportives et culturelles des Caraïbes et de véhiculer leur culture à travers ses actions. Parmi ses nombreuses activités, on peut recenser son équipe de football évoluant dans le championnat FSGT, sa grande course pédestre ''Les Foulées d’Île-de-France - France des Îles'', une troupe théâtrale composée de 15 comédiens bénévoles...
Deux courses sont au programme : un 5 kilomètres prévu à 9h et un 10 bornes à 10 heures. Moi, c'est sur cette seconde distance que je vais m'aligner. Serge, un copain, prendra part à la première. Après les courses, un tirage au sort permettra à un participant de gagner un billet d'avion à destination des Caraïbes, sans oublier le verre de l'amitié (planteur, ti-punch) et des accras ! On est obligés de courir ? On ne peut pas passer directement au tirage au sort et à la dégustation ? Non, sérieusement je suis bien content de revenir ici, c'est une course très agréable dans un cadre verdoyant.
Il est 8h15 lorsque je me stationne sur le parking du Parc Floral de Paris. Je suis complètement crevé ! En effet, depuis le début de la Coupe du Monde de Football, je n'ai pratiquement loupé aucun match. Mais cette compétition se déroulant outre Atlantique, le décalage horaire fait du mal avec des matches se déroulant en pleine nuit chez nous. Et comme hier à 23h (heure française) avait lieu le 8ème de finale entre la France et le Paraguay (1-0), c'est vers 3 heures du matin que je me suis endormi. Dur dur pour les passionnés du ballon rond ! En allant retirer mon dossard, j'aperçois quelqu'un s'approcher de moi sans que je fasse trop attention. C'est Franck, mon pote du club de Marne-et-Gondoire Athlétisme. Je ne savais pas qu'il venait ici. Il va participer à la première course de la matinée. Une fois dans le ''village'' de la course implanté sur l'esplanade Saint-Louis, je jette un œil sur le tableau des inscrits avant d'aller chercher le dossard 818 qui m'est attribué. Un tee-shirt technique rouge de la course est offert à chaque participant.
Retour à la voiture pour me préparer tranquillement. La forme n'étant pas là, c'est vraiment trèèès tranquillement. Ensuite, je marche un peu pour débuter le réveil musculaire tout en attendant le départ du 5 km. Lorsque les coureurs de la première courses s'élancent, je suis placé le long du tracé, 200 mètres après l'arche. Franck passe peu de temps après les premiers. Quant à Serge, je dois attendre un peu plus pour le voir passer. Je le laisse partir avant de commencer mon échauffement. Je le rattrape et nous courons un bon kilomètre ensemble avant de rejoindre ma voiture pour achever ma préparation.
Une fois que les participants du 5 km ont franchi la ligne d'arrivée (Franck : 41ème/441 en 18'39'', 1er M5 et Serge : 424ème/441 en 47'07''), c'est au tour des coureurs du 10 km de s'approcher de la route Dauphine pour se rendre au départ. Tout d'abord, nous sommes parqués juste à l'entrée du ''village''. Puis on nous invite à nous approcher de l'arche de départ 100 mètres plus loin. Nous sommes plus de 1200 coureurs derrière la ligne. Le starter nous demande de nous préparer et quelques secondes plus tard le coup de pistolet retentit.
Nous nous élançons sur la route Dauphine. Le passage des nombreux coureurs provoque un impressionnant nuage de poussière. Ce qui est bien sur ce parcours, c'est qu'il est entièrement dessiné au sein du Bois de Vincennes, donc totalement fermé à la circulation. Ma première ligne droite s'effectue à une allure plutôt facile. Il faut dire qu'en plus de la fatigue, je sors à peine d'une grosse entorse de la cheville. Cette dernière est d'ailleurs encore légèrement gonflée mais ça n'a aucune incidence sur ma pratique de la course à pied. Au bout de 400 mètres, virage à droite puis peu de temps après sur la gauche pour accéder à la partie est de l'allée Royale. Cette portion est bien large et roulante même si c'est toujours très poussiéreux. Passage au km 1. 300 mètres plus loin, nous négocions le très grand rond-point (trois quarts de tour) de l'allée Royale avant de nous écarter de cette allée en bifurquant sur notre gauche. Je commence à ressentir un manque certain de jus. On rejoint la route de la Tourelle avant d'emprunter un chemin plus étroit et tortillonnant sur notre droite. Il nous permet de rejoindre la partie ouest de l'allée Royale qu'on remonte en tournant à gauche. Les deux parties de cette allée sont séparées d'une longue et large prairie. Une fois au bout, je négocie deux virages successifs sur la droite pour retrouver la partie est de l'allée Royale. J'ai ralenti par rapport aux deux premiers kilomètres. Je pense que ce tempo sera plus aisé à suivre durant la suite de la course. Après le km 4, nous tournons légèrement sur la gauche pour rejoindre la route de la Demi-Lune longue d'un kilomètre. Je suis plutôt en mode gestion. Ce qui fait du bien, c'est que maintenant nous trouvons de l'ombre. Mine de rien, ça aide à se sentir mieux. Au km 5, j'attrape un gobelet d'eau juste dans le virage serré sur la droite accédant à la route de la Tourelle toujours ombragée. Peu de temps après le km 6, nous bifurquons légèrement à gauche.
Virage à gauche, puis 200 mètres plus loin à droite et encore 200 mètres plus loin, alors que je suis sur la droite du chemin juste à côté d'une coureuse sur ma gauche, nous nous apprêtons à tourner à droite. Mais elle coupe complètement ma trajectoire, évitant de justesse une grosse pierre d'une cinquantaine de centimètres de haut, en faisant un tout droit. Vraiment pas cool de sa part même si elle s'excuse aussitôt. Je reprends le parcours normal en prenant ce virage raté. En fait, on n'arrête plus de changer de direction, mais on profite toujours des sentiers en sous-bois. A partir du km 8 j'ai l'impression de retrouver de l'énergie. J'en profite pour rehausser mon tempo. 500 mètres plus loin, je retrouve l'énorme rond-point au pied de l'allée Royale. On attrape la partie ouest de cette allée. Elle est longue mais ça passe bien, je reviens sur quelques coureurs et des petits groupes. Au bout, virage à droite et plus loin, je négocie le dernier virage de la course en tournant à gauche. Me voilà sur les 400 derniers mètres de ce 10 km Île-de-France - France des Îles. La remontée de la route Dauphine se passe bien, l'arche se rapproche de plus en plus. J'entends Serge m'encourager sur ma gauche, puis une centaine de mètres plus loin je franchis la ligne d'arrivée 251ème/1228 en 45'18'' et 14ème M3.
Je reçois une médaille de finisher avant de passer au ravitaillement final où je prends de l'eau et des morceaux de pain d'épices. C'est au ''village'' que je retrouve Serge. Ça nous laisse du temps pour discuter un peu. On n'oublie pas d'aller faire une incursion aux Antilles en prenant du ti-punch et des accras. Franchement, c'est très bon !
Je vais voir Franck qui monte sur le podium pour récompenser sa victoire en catégorie M5 sur le 5 kilomètres.
Maintenant, je ne traîne pas sur place pour éviter une forte circulation comme j'avais rencontrée après une autre course qui avait déjà lieu ici même. Je n'attends donc pas le tirage au sort. Tant pis pour moi, je ne partirai pas dans les Caraïbes !

























