Semi-marathon Christian Granger de Boulogne-Billancourt (92)

Dimanche 14 novembre 2010


Trois jours après mes 10 km d'Aulnay-sous-Bois et ma bonne 12ème place, direction le 92 à Boulogne-Billancourt pour parcourir le semi-marathon. Mon record personnel sur la distance est de 1h35'27'' et mon record sur cette course est de 1h37'54''. L'objectif annoncé est de passer la barre des 1h30', et pourquoi pas me rapprocher de celle des 1h25'. Mais ça ferait faire un sacré bond à mon record.

Ce matin j'ai rendez-vous avec Bernard à 8h45 au gymnase Paul Bert. Je récupère mon dossard, le numéro 3397. Bernard a le 2086. Après nous être préparés, nous allons nous échauffer sous une fine pluie, puis quand je veux retourner à ma voiture pour y déposer ma veste de course, moment de panique. Impossible de retrouver mes clés. On commence à retourner vers le gymnase pour regarder si je ne les ai pas laissées au vestiaire mais je pense finalement à regarder dans la petite poche où je mets habituellement les clés et d'ailleurs je ne sais pas pourquoi je n'y ai pas regardé avant et miracle : mes clés. Ouf !!!


Une demi-heure avant le départ, Bernard me parle du tee-shirt technique qui nous a été remis au retrait des dossards. Et là je lui demande de quel tee-shirt il parle. Je n'avais pas vu qu'il fallait aller au stand à côté pour le retirer. Je regagne à nouveau rapidement le gymnase pour le retirer et on va enfin sur la ligne de départ. Mais à cause de mes étourderies, nous sommes super mal placés. Il y a environ 4000 coureurs au départ et nous sommes pratiquement à la moitié du sas de départ. Et en plus avec tout ça, je n'ai pas bu du tout avant le départ. C'est pas terrible comme avant course.


Des chansons de David Guetta nous aident à patienter le temps du départ puis à 10 heures pile tous les coureurs sont libérés par le starter. On met pas mal de temps à se mettre en mouvement et je franchis la ligne de départ après 45''. Une fois la ligne de départ franchie, ça ne s'arrange pas beaucoup mieux. Le slalom est difficile sur les premières centaines de mètres, mais après je ''m'isole'' sur le trottoir de droite pour enfin lancer ma course. Je rattrape les drapeaux des 1h45' puis des 1h30'. Je passe au km 1 en 4'19''. Ça va avec le temps que j'ai perdu au départ.


Puis au bout de cette avenue, on tourne sur la gauche et on se retrouve sur les quais de Seine. Le problème de ce semi-marathon, ce sont les très longues lignes droites. Elles sont certes coupées de passages de tunnel mais ça parait tout de même interminable.

La pluie a bien redoublé d'intensité et le vent est également de la partie. Nous sommes encore assez nombreux donc il est assez aisé de partiellement se protéger des bourrasques. J'ai en point de mire deux coureurs de MEGA, le club de mon fils, que j'arrive à rattraper et je me cale derrière eux juste après le deuxième kilomètre. Notre vitesse est très régulière et me convient bien même si je dois me battre pour rester dans leurs foulées. Notre vitesse au kilomètre est comprise entre 3'40'' et 3'50''.


Un premier ravitaillement a lieu au km 5 que je passe en 19'37'' (18'52'' en temps réel). J'en profite pour boire une petite bouteille d'eau mais je perds une dizaine de mètres sur les deux coureurs de MEGA. Je bataille quelques centaines de mètres et j'arrive enfin à me caler à nouveau dans leurs foulées. Nous avons enfin quitté les bords de Seine pour faire une boucle autour d'un îlot d'habitation puis nous revenons après le km 6 sur ces mêmes bords de Seine mais à contre sens. On croise tous les coureurs qui sont loin derrière nous. Je croise Bernard qui m'encourage au passage. Il est placé juste derrière le drapeau des 1h45'.


On quitte encore un peu les bords de Seine pour y revenir rapidement et surtout arriver à la seule difficulté de la course qui est à faire deux fois. Il s'agit de passer sous le pont de Sèvres. La remontée est quand même pentue, mais je reste accroché aux deux coureurs. On continue toujours sur ce même axe et je passe au km 10 en 39'20'' (38'35'' temps réel). Je ne sais pas si c'est psychologiquement que je lâche, mais dès que cette marque du 10 km est franchie, je me fais lâcher par les deux coureurs de MEGA. Je n'arrive pas à rester dans leur sillage et je perds irrémédiablement le contact.


Virage à 180 degrés pour revenir sur nos pas sur l'autre partie de la chaussée. Je croise le drapeau des 1h25' qui est juste derrière moi et celui des 1h30'' qui se trouve encore à bonne distance de moi. Le vent est plutôt de face dans cette direction et le soucis par rapport aux 10 premiers kilomètres, c'est que je suis seul, donc hors de question de m'abriter. Les quelques passages sous pont sont bien gérés. Mais c'est à la sortie d'un de ces passages que je me fais passer par le drapeau des 1h25' et je ne réussi pas à m'y accrocher. Les spectateurs sont bien nombreux malgré cette pluie persistante. A partir du km 13, je perds une vingtaine de secondes au kilomètre par rapport à ma première partie de course.


Je passe au km 15 en 1h00'06'' (59'21'' temps réel). C'est la première fois que je cours aussi vite un 15 km. Ça redonne le moral, mais les jambes sont tout de même fatiguées. Au bout, on tourne comme au premier tour sur la gauche pour faire un tour des immeubles où se trouvent des groupes de musiciens qui accompagnent nos foulées. Puis retour à nouveau en sens inverse sur les bords de Seine. Km 17, km 18. Ça commence à devenir bon. Mon objectif initial devrait être facilement atteint. Je repasse à la difficulté du parcours, au pont de Sèvres. Je gère la montée car je sens qu'une crampe pourrait avoir la mauvaise idée de s'inviter.


Je me fais rattraper par un coureur de Mormant que je connais de vue et qui a toujours fini largement devant moi sur toutes les courses communes. Je me mets dans son sillage et on passe le km 20 en 1h21'44'' (1h20'58'' temps réel). Temps de passage au km 20 battu et explosé. Je fais tout pour rester derrière ce coureur de Mormant qui m'a pris une petite dizaine de mètres. On tourne sur la droite rue Galliéni. Je me bats pour ne pas perdre de la vitesse. Mais la rue est très longue et parait interminable. Puis, une fois arrivé avenue Morizet, je tourne sur ma droite pour les cent derniers mètres. Je donne ce qu'il me reste, c'est à dire pas grand chose et je franchis la ligne d'arrivée
286ème/3830 en 1h26'17''.


Mon temps réel est de 1h25'32''. Mon meilleur temps est amélioré de 9'55''. Mais je rate de 32 secondes le minima pour avoir un dossard préférentiel au semi-marathon de Paris. Je suis un peu déçu mais quand même content de ma course. De plus je finis devant plein de dossards bleus qui sont des dossards préférentiels alors que moi j'en ai eu un classique. Une jolie médaille nous est remise. Une fois la ligne d'arrivée franchie, comme par hasard, la pluie cesse. Je retourne au gymnase pour récupérer mon vestiaire et me doucher. Puis j'attends Bernard qui a fini 2315ème en 1h51'42''. Prochaine course la semaine prochaine sur un 10 km au Bourget et à Drancy en Seine-Saint-Denis.

4 commentaires:

Anonyme a dit…

pour avoir explosé ton record tu l'as explosé!!!
dommage pour le dossard préférentiel mais vu ton amélioration, on va dire que c'est pas le plus important!!
très jolie la médaille!
bonne course pour dimanche.

Jeff a dit…

Merci beaucoup "Anonyme". Tu aurais pu laisser ton prénom hihi. Mais très sympa d'avoir laissé un commentaire.

helene a dit…

Félicitation pour ta progression!! Quand on regarde un an en arrière, que de chemin parcouru. Le temps du questionnement sur tes capacités à reprendre la course semble bien loin. Continues de te faire plaisir et ne souffres pas trop
A bientôt, et bonnes courses

Jeff a dit…

Merci beaucoup