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TOPS 10

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10ème Vérotière Nocturne de Berck (62)

Samedi 23 décembre 2017

De la route, de la terre, du sable, sans oublier la frontale. Voilà ce qui attend les coureurs de cette 10ème édition de la Vérotière nocturne qui se déroule à Berck-sur-Mer dans le Pas-de-Calais. Une course route-nature d'un peu plus de 10 kilomètres sur un parcours très atypique. Je termine l'année en roue libre donc aucune pression de chrono, seulement du pur plaisir. Avec un brin de stress quand on a la petite blessure que j'ai contracté au lendemain du cross de Meaux du 10 décembre. Depuis je n'ai plus remis les chaussures pour aller à l'entraînement. Donc espérons que le mollet tienne le coup et si c'est le cas, alors place au plaisir de faire une telle épreuve. Je me suis demandé ce que signifiait le mot ''Vérotière'' dont je n'avais jamais entendu parler. Sur les plages du Nord, il était encore possible de voir au début de ce siècle les ''verotiers'' pêcher à l'aide d'une pelle à long manche, des arénicoles qui sont des appâts très appréciés pour la pêche aux lignes de fond.


Il y a quelques semaines, avec mon frère Olivier, on a décidé de s'engager à cette course. C'est le premier jour de mes vacances de fin d'année et on s'est dit que ça serait bien de courir en famille. Entre son boulot qui l'a empêché dernièrement de faire un entraînement sérieux et ma petite blessure sans grande importance mais enquiquinante, on devait faire ça pour le fun. Mais en tombant malade au dernier moment, il doit déclarer forfait. C'est bête. J'ai toujours trouvé que courir en nocturne apportait un petit quelque chose de particulier et ça m'a toujours plu. Il n'y a qu'une seule course au programme avec un départ à 18 heures Place Claude Wilquin à Berck-ville pour une arrivée à Kursall à Berck-plage. Le montant de 8 euros correspondant à l'inscription est très raisonnable. Ça sent la fin d'année. Il s'agit de ma 54ème course en 2017. Mais également de ma dernière car à l'issue, je vais couper totalement 2-3 semaines pour soigner cette contracture. Je vais prendre tout mon temps sur ce parcours, pour ne pas aggraver le bobo et découvrir ce magnifique parcours.


Je récupère mon fils à la sortie de son lycée puis nous quittons la région parisienne direction le Pas-de-Calais et plus précisément Berck-sur-Mer. Le beau temps n'est pas vraiment au rendez-vous. Une petite pluie quasi incessante nous a accompagné pendant tout le temps du trajet et également à l'arrivée. Nous commençons par nous stationner à proximité de l'Hôtel de Ville, côté Berck-ville, afin d'y retirer le dossard. Comme nous sommes arrivés tôt, c'est très fluide. Un petit coup d’œil sur le listing des inscrits. Je vais porter le dossard numéro 120. Mon frère figure sur la ligne juste au-dessus de moi et aurait du porter le 47, mais malheureusement il a du déclarer forfait.




Je récupère donc mon dossard, puis on me dirige vers une table un peu plus loin pour y retirer le cadeau-souvenir de la course. Il s'agit d'un gobelet en plastique sérigraphié de l’événement. Au choix deux couleurs : bleu et rose. J'opte pour le bleu. On a également un bracelet phosphorescent que je vais laisser à mon fils pour qu'il soit visible lors de ses déplacements à bord de sa trot ! Il va officier une fois de plus en qualité de photographe. Ça lui permet également de visiter un peu l'endroit.



On reprend ensuite la voiture, car, même si le départ de la course sera donné juste devant l'Hôtel de Ville, l'arrivée est quand à elle donnée dans la salle Kursaal, côté Berck-plage, à environ deux kilomètres de là. Je préfère faire mon échauffement entre l'arrivée et le départ, au moins je pourrai me changer juste après la course. Surtout avec le temps qu'il fait. Nous nous stationnons sur le parking qui jouxte le cinéma, à exactement 190 mètres (au GPS) de la salle Kursaal. Parfait ! Je me prépare tranquillement dans la voiture pendant que Lucas s'amuse à faire quelques figures sur sa trottinette, même si l'une d'elle l'a propulsé au sol sur les fesses. Promis je ne me suis pas moqué. Enfin je crois !






La nuit est bien tombée. Il fait nuit noire. Je pars en direction de l'Hôtel de Ville en courant. Les premières centaines de mètres se font correctement et vers le km 1, comme prévu, j'ai une impression de gonflement en haut du mollet gauche qui m'oblige à m'arrêter. Je marche un peu et je masse, puis je repars. Maintenant je sais que la douleur sera moindre et surtout que je ne devrais plus avoir besoin de m'arrêter pendant la course. Ça m'a fait exactement pareil hier quand j'ai tenté de courir quelques kilomètres en Forêt de Fontainebleau. Mais il ne faut pas que j'oublie de courir moins vite que ce que je sais faire sinon je risque de tirer sur la machine bêtement. Ce soir, je ne cours que pour le plaisir.


Il y a beaucoup de monde juste en face de cet Hôtel de Ville. Il est joliment illuminé grâce aux éclairages de Noël. Rien que pour ça, c'est beau Noël. Je retrouve Laurent, un copain de Woignarue. Pour lui, ce n'est pas la grande forme non plus. Une blessure persistante le force à limiter ses sorties. Mais c'est vrai que même si on a tous plus ou moins l'esprit de compétition, sinon on ne mettrait pas de dossard, on aime énormément ce sport et on prend plaisir à participer. Donc l'essentiel est le plaisir. Je retrouve également avec joie le très beau couple Géraldine-Christophe, venu spécialement du sud de la Picardie, ou plutôt devrais-je dire des Hauts-de-France, pour participer à cette course. Ça me fait bien plaisir de les voir. On a le temps de discuter car le départ est repoussé de quelques minutes, à cause du nombre important d'inscriptions de dernière minute. Le speaker nous annonce 360 inscrits. Pas mal pour une course de veille de fête, le soir et sous un temps plus que moyen !




Nous sommes maintenant sous les ordres du starter qui je crois est le Maire de Berck. Mais c'est à vérifier. 5-4-3-2-1 partez ! C'est sous un beau public fourni que nous partons. Nous coupons la Rue de l'Impératrice en faisant un droite-gauche afin de prendre la Rue de la Gare qui est quasiment juste en face. J'ai bien fait attention à ce double virages car le sol est détrempé. Et ce soir, je n'ai pas mis de chaussures de trail malgré que ça soit une course nature. J'ai opté pour mes chaussures de route toutes plates et donc très glissantes. Mais ça s'est bien passé. Christophe a déjà pris les devants. Moi j'y vais à mon allure et pour le moment elle n'est pas mal du tout. Devant se trouvent les camions des forains stationnés après avoir installés leurs manèges devant l'Hôtel de Ville. Nous les longeons en tournant à gauche Rue Henri Alquier. Puis droite et gauche pour nous retrouver pendant une centaine de mètres sur la large Avenue du Docteur Quettier. Mais nous n'y restons que très peu de temps, car nous tournons à droite, le long du cimetière, sur le Chemin de la Rampée qui est pour le moment en bitume. C'est à cet endroit là que mon fils s'est positionné pour la première photo.



Un peu plus loin, je passe le km 1. Le chemin devient rapidement boueux et glissant avec de nombreuses grosses flaques d'eau, de la terre, de l'herbe, tout sauf du bitume. Puis nous tournons à gauche Chemin de la Trinque. Une énorme flaque est placée juste dans ce virage. La douleur s'est un peu accentuée mais je gère. Je double la première des deux joëlettes. Bon courage à ce beau petit monde qui forme l'équipage. Je cours dans l'ornière de gauche mais c'est bien glissant. Je n'ai pas vraiment d'accroches. Nous sommes en pleine campagne uniquement éclairés aux frontales. Je me retourne et je peux admirer un très long serpent de lumière formé par les coureurs. C'est beau. Virage à droite puis à gauche sur le Chemin de la Flaque Lamart qui porte bien son nom. Un nouveau virage sur la droite nous amène sur le Chemin de la Grosse Pointe et également au km 2 où je double la seconde joëlette qui est donc en tête. C'est un peu difficile à doubler car le chemin est assez étroit et mine de rien ça prend de la place. Je reste bien sur ma gauche. Le km 3 est franchi, puis un peu plus loin, je croise le leader de la course. Le chemin est coupé en deux à l'aide de grosses barrières métalliques. Nous entamons une boucle en sous-bois qui s'apparente plus à du cross.


Cette boucle d'un petit kilomètre nous voit ''affronter'' du sable bien mou, des petites montées et descentes, une traversée de pont en bois bien glissant d'une trentaine de mètres puis un second moitié moins long et pour finir un carrément tout petit où, évidemment moins concentré que pour les deux premiers, je glisse sans tomber. La fin de la boucle est plus dure pour moi car ça a tendance à bien monter dans le sable fin et hyper mou. Me voilà dans la fin de la boucle car je croise ceux qui y entrent. Une nouvelle montée dans le sable fin sur la droite puis nous tournons à gauche pour retrouver le bitume de la Rue de la Station des Dunes. Je passe la mi-course un peu plus loin. Ensuite, nous tournons à droite où il y a beaucoup de boue et surtout le ravitaillement mais je m'en désintéresse totalement. Je tourne à gauche Rue du Docteur Calot également sur bitume. Depuis un bout de temps, je suis juste devant une féminine qui s'est calée dans ma foulée. Ça fait plusieurs kilomètres, mais quand on quitte la route, un peu avant le km 6, pour descendre sur la plage (enfin monter car il y a une belle grimpette dans le sable fin avant de descendre sur la plage), je dois me résoudre à ralentir pour ne pas aggraver la blessure. La descente se fait en courbe dans le sable où on s'enfonce facilement. Me voilà sur la plage. 



J'aperçois au loin, l'éclairage publique de l'esplanade de Berck. Mais ça paraît bien loin. Donc maintenant c'est tout droit dans le sable avec un vent bien conséquent totalement de face. Je fais ce que je peux et je limite vraiment bien les dégâts. Nous sommes dans la nuit noire. De temps en temps des feux avec des vraies flammes ont été allumés par l'organisation pour éviter qu'on se perde, même si c'est tout droit. Un coureur revient à ma hauteur et m'encourage ''Allez Pontault''. Il est du club de triathlon de Torcy et se prénomme Jérémie. Comme quoi le monde est petit, c'est juste à côté de l'endroit où je bosse. On discute un peu puis je le laisse partir.



Je retrouve mon fils Lucas qui s'est bien avancé dans le noir sur cette plage. Il réussit à me repérer un peu grâce à mon bonnet du Père Noël que j'arbore ce soir et dont les petites étoiles clignotent. On a aussi le temps de s'échanger quelques mots. Pendant qu'il reprend la direction de l'escalier qui lui a permis de descendre sur le sable à environ 200 mètres, je poursuis tout droit. C'est bien plus loin, quand on remonte sur l'extrémité de l'Esplanade. Une fois en haut, nous poursuivons sur la droite, le long de la plage, pour prendre la Promenade du Professeur Debeyre. C'est plat mais je fatigue. Je sens que je manque d'entraînement et je suis assez juste physiquement. On poursuit assez longtemps sur cette Promenade, avant de tourner sèchement sur la gauche et monter l'Avenue du Phare qui porte également bien son nom car devant nous se dresse l'immense phare qui tourne et illumine le ciel et l'horizon à destination des bateaux Nous passons juste au pied où c'est redevenu plat. Un peu plus tard, nous tournons à gauche Avenue Saint-Exupéry qui nous fait prendre à nouveau la direction de la plage. Nous retrouvons surtout l'Esplanade, là-même où nous sommes remontés de la plage tout à l'heure. Mais au lieu de reprendre la Promenade en prenant à gauche, nous restons sur l'Esplanade sur notre droite. Je suis à quelques mètres d'un coureur et j'entends surtout la présence de quelques coureurs non loin derrière moi. Je vais essayer de les contenir. Nous tournons à droite Rue de la Division Leclerc qui est en montée.


J'en profite pour accélérer un peu, puis ça descend jusqu'à la Rue Carnot qui est la rue commerçante et piétonne de Berck. C'est très bien éclairé et on entend de nombreux encouragements. Avec mon bonnet de Noël, j'entends souvent des ''Allez le Père Noël''. Vraiment sympa cette course. Puis, tout au bout, on retrouve une plus grande obscurité en tournant à droite Avenue du Général de Gaulle. J'aperçois au bout sur ma gauche, la salle Kursaal. C'est vraiment la toute fin de course. Quand j'arrive au niveau de l'entrée de cette salle, je tourne à gauche et pénètre vraiment dans la salle. Quelques mètres à l'intérieur et je franchis la ligne d'arrivée 82ème/345 en 49'45''.


Un écran est mis à notre disposition juste à côté de la ligne d'arrivée afin de visualiser les arrivées en direct. C'est parfait tout ça. Je retrouve Christophe qui a terminé la course à la 9ème place au scratch et surtout à la première en catégorie master 1. Il attend sa chérie Géraldine, qui ne devrait plus tarder.




Je passe au ravitaillement final qui est fort sympa : fruits secs, pain d'épice, carrés de chocolat au lait, … et en boisson : eau, coca, chocolat chaud et … vin chaud. Du coca et de l'eau me conviennent bien. Je retourne à la voiture pour me changer. En chemin, je retrouve Jérémie, le coureur qui m'avait doublé sur la plage et avec qui on a discuté. On reprend notre discussion. Sans le savoir, on a fait une autre course commune le mois dernier. Vraiment très sympa, on se reverra très certainement bientôt en région parisienne. Après m'être changé, nous retournons à la salle Kursaal.


Passage à l'affichage des résultats et ça donne ceci :
9ème/345 en 41'45'' Christophe TACHON (CAP 21) –1er M1.
66ème/345 en 48'22'' Jérémie COHEN (Tri Torcy) –29ème Senior.
82ème/345 en 49'45'' Jeff BACQUET (Pontault AAC) –24ème M1.
149ème/345 en 55'04'' Laurent BRENET (Pass Running) –49ème M1.
189ème/345 en 58'45'' Géraldine LAMBERT (CAP 21) –6ème M1.

Je vais dire au revoir à Géraldine et Christophe puis nous allons nous restaurer au Burger King à la sortie de la ville avant de terminer notre voyage car on passe nos vacances dans la famille dans les alentours d'Abbeville (80). Normalement place au repos et aux soins, mais avec moi rien n'est jamais sûr ! Un grand merci aux bénévoles, ainsi qu'à l'organisation. Etant blessé, j'avais hésité à me présenter au départ de la course, mais je n'ai aucun regret d'être venu. J'ai A D O R E ! A l'année prochaine Berck !!!

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