Kallithéa Run (Grèce)

Dimanche 5 avril 2026


Il y a quelques mois, nous avons dit à un ami qu'on avait réservé un séjour à Athènes en avril. Nous connaissant très bien, il a demandé à quelle course nous nous étions inscrits. Il était très surpris de savoir que rien de ce genre n'était prévu. Du coup, dans les heures qui ont suivi cette conversation, un petit tour sur ''Google est ton ami'' à la recherche de l'organisation d'une course à Athènes ou dans sa proche banlieue avec les dates correspondantes entre le 1er et le 11 avril et assez rapidement : bingo ! Il s'affiche le site internet du ''Kallithéa Run''. 5 km, 10 km, Kallithéa se trouvant juste entre Athènes et la mer, ok, affaire conclus ! Je m'inscris immédiatement, Julie, choisissant les modes ''supporter'' et ''photographe''.


Il y a deux jours, nous nous sommes rendus au magasin ''Fila Sports Arena'' à Tavros (juste en bordure de la ville de Kallithéa) pour effectuer le retrait de mon dossard. Je me vois attribué le numéro 1085. En cadeau, je repars avec un joli porte-clés du ''Kallithéa Run''.







Ce matin, le réveil sonne assez tôt. Nous nous préparons rapidement, puis nous filons à Kallithéa. Sur place, nous nous stationnons rapidement sur Panagia Tsaldari, une rue plutôt isolée qui sera pratique pour prendre une douche ''sauvage'' après la course. C'était facile à trouver cet endroit car vendredi nous étions venus repérer les lieux. Pendant que Julie se rend à pied vers la zone de vie de la course implantée sur Davaki Square, je me prépare à la voiture. Puis j'entreprends mon échauffement en me dirigeant à mon tour vers le départ distant d'un peu moins d'1,5 km. Le ciel est bien bleu, le vent un peu présent. Il souffle dans le sens Athènes-Kallithéa.



Sur Davaki Square, règne une jolie ambiance festive et sportive. Tandis que Julie rencontre la mascotte de la course, un beau grand lapin, je file faire la queue aux WC. 3000 coureurs sont inscrits sur le 5 ou le 10 kilomètres, sans compter les très nombreux enfants qui participeront aux courses qui leur sont dédiées. Ce n'est que ma seconde course de l'année 2026 mais surtout la 10ème de suite à l'étranger (8 à Lanzarote, 1 en Stockholm et celle-ci en Grèce).





Il est bientôt 9 heures, c'est donc le moment de me placer derrière la ligne de départ. Le parcours est très simple à comprendre : on ne va JAMAIS quitter l'avenue Thiseos, de deux fois deux voies coupées d'un terre-plein central. Dans un premier temps, il faudra partir en direction d'Athènes puis 600 mètres plus loin, faire un demi tour à 180 degrés pour nous retrouver de l'autre côté du terre-plein et couvrir les 2500 mètres en direction de la mer. Une fois au bout, nouveau virage à 180 degrés pour reprendre la direction de la ligne de départ (qui est la même que celle d'arrivée), 1900 mètres plus loin, ce qui fait donc un tour de circuit complet de 5 km. Bien évidemment, un second tour identique est nécessaire pour couvrir les 10 km de ma course.






Plus quelques petits instants avant le départ du 10 bornes. Les coureurs du 5 km s'élanceront à 10h30. J'aurais presque pu faire les deux courses... si la forme était là ! Pénte (5) – téssera (4) – tria (3) – dyo (2) – éna (1) – midén (0) et c'est parti. Nous partons donc en direction d'Athènes. Je reste le plus à gauche possible de la chaussée pour ne pas être gêné par ceux qui slaloment pour tenter de se frayer un chemin.








Lorsque j'arrive à l'angle avec la rue Agion Paton, où nous effectuons le premier demi-tour. Le peloton s'est déjà bien étiré. J'entame la très longue ligne droite en direction de la mer. Il ne faut pas s'emballer car il s'agit d'un faux plat descendant et en plus avec le vent dans le dos. Lorsque je croise l'arche de départ-arrivée, j'entends les encouragements de Julie qui me font du bien.











Je poursuis toujours dans la même direction. C'est quand même sympa cette longue partie plutôt descendante ! Je commence à grappiller quelques petites places. Les bénévoles (que des femmes) placées à chaque intersections nous encouragent et nous applaudissent. Les centaines de mètres défilent rapidement. A 300 mètres de la mer, juste à la hauteur de la rue Isminis, je négocie le second virage de la course pour reprendre la direction de Davaki Square. Mais immédiatement, je me rends compte que le faux plat descendant et le vent de dos font place au faux plat montant et au vent de face. La chaussée étant très large et le peloton de plus en plus disséminé, je peux gérer très facilement ma trajectoire. Je pensais galérer un peu maintenant, mais curieusement, je me sens mieux sur le retour alors que c'est la partie la plus compliquée. Plus loin, passage devant l'Eglise Saint-Nicolas en plein office d'où en sortent les forts chants religieux. Une bonne centaine de mètres plus loin, l'ambiance est totalement différente et festive. Je passe la mi-course en 41'52''.







C'est parti pour la seconde boucle qui est donc identique à la première. Prise à la volée d'un gobelet pour boire une gorgée. Le vent est toujours de face. A mon niveau, les positions sont plus ou moins figées. Je me rapproche de la rue Agion Paton, puis lorsque j'arrive à son niveau, je négocie le troisième virage à 180 degrés de la course. La relance est rendue facile par l'aspect ''faux plat descendant'' des 2500 mètres suivants.





J'ai tendance à ne pas trop forcer dans cette longue partie facile pour éviter de me retrouver dans le rouge sur la dernière ligne droite de la course. Je croise à nouveau Julie qui se trouve à hauteur de l'arche d'arrivée mais sur l'axe descendant vers la mer.










Maintenant, il n'y a plus vraiment de groupes, les coureurs sont tous plus ou moins isolés à ce stade de la course. Je passe devant la petite chapelle de Panagia Eleousis, pleine à craquer pendant son office. Certains fidèles se trouvent même sur son parvis assis sur des simples chaises de cuisine ! Pour moi, je n'ai aucune raison de m'y arrêter. Je poursuis toujours en direction de la mer sur cet immense faux plat descendant. Je croise les leaders de la course. Plus loin, en arrivant au niveau de la rue Isminis, c'est à mon tour de négocier le virage à 180 degrés pour entamer l'ultime remonter jusqu'à Davaki Square.





Encore quelques places gagnées. Mine de rien, même si le faux plat montant est très léger, il est rendu un peu usant à cause du vent assez présent de face. Mais je me sens toujours bien. Depuis quelques temps, ma course et celle d'un coureur vêtu d'un haut bleu sont assez similaires. Il se trouve une dizaine de mètres devant moi. Les bénévoles croisées sont toujours aussi souriantes et n'hésitent pas à encourager tout le monde.











Le vent a l'air de commencer à faire son effet sur le coureur qui me précède car je commence à me rapprocher centimètre par centimètre de lui alors que ça doit faire deux kilomètres que notre écart ne bougeait pas ! A force de grapiller mon retard, je finis par me retrouver dans sa foulée. Mais je préfère m'écarter pour le dépasser. Je prends un tour à des retardataires. Mais une fois au niveau de la grande Eglise Saint-Nicolas avec toujours de la forte musique liturgique, ce coureur vêtu en bleu me repasse en finissant plus vite que moi. Je prends un tour à d'autres coureurs avant de franchir l'arche d'arrivée 101ème/1198 en 44'04''.






Le chrono est très moyen, mais pour une reprise c'est très positif surtout que mon objectif d'avant course était bien plus modeste. Et pour couronner le tout je fais podium en prenant la 2ème place de ma catégorie M50 sur 80 arrivants. Je reçois une très jolie médaille de finisher et en guise de ravitaillement, à part des petites bouteilles pour se désaltérer, je récupère deux belles bananes.



Je retrouve ensuite Julie avant de reprendre la direction du lieu de stationnement de la voiture pour faire ma petite douche sauvage et aussi mettre des vêtements secs et propres.




En tout cas, la ''Kallithéa Run'' a une organisation sans défaut. J'ai vraiment beaucoup aimé. Maintenant cap sur le Stade de la Paix et de l'Amitié au Pirée pour participer au match de championnat de Grèce de basket-ball entre l'Olympiakós BC (mon club préféré et un des meilleurs au monde) et le Mykonos BC !