Les Runs de Sénart (77)

Jeudi 30 avril et vendredi 1er mai 2026


Qui dit fin avril, début mai, dit ‘’Runs de Sénart’’. Comme lors des années précédentes, la veille de la ''grande course'', je me suis inscrit au 5 km nocturne très très très festif et musical. Une sorte de mise en jambes avant de s'attaquer aux plus de 23 kilomètres qui constituent la course nature du lendemain matin. Pour cette première course, Aurélie et Jimmy, mes deux collègues, se sont également inscrits comme tous les ans. Demain, Julie me rejoindra pour participer également à la course nature.


-- Jeudi 30 avril 2026 --

Vers 19 heures 30, je me stationne sur le parking du Shopping Parc de Carré Sénart à Lieusaint, à quelques centaines de mètres du lieu du retrait des dossards à l'Hôtel d'Agglomération du Grand Paris Sud.  Je récupère celui du 5 km (5587) et j’en profite pour prendre ceux de demain (3088 pour Julie et 3445 pour moi). Cette année, nous ne sommes pas dotés de lampes frontales contrairement aux éditions précédentes.






Retour à la voiture pour me préparer. Je prends tout mon temps, car malgré la présence du soleil, il fait plutôt froid à cause du vent bien installé. Le départ de la course étant prévu à 21h30, je me rapproche du ''village'' installé à proximité de l'Hôtel de la Communauté d'Agglomération. J'y retrouve Aurel et Jim. Puis, alors que l'échauffement général débute à fond la musique, je pars de mon côté m'échauffer en courant deux kilomètres.







21h25, j'entre dans le sas de départ. Un peu moins de 2000 coureurs sont annoncés sur la première course de cette organisation. Au total, c’est plus de 5000 participants qui sont attendus en comptant le 10 km route et le 23 km nature de demain. Un véritable succès qui se vérifie année après année. Le parcours a légèrement changé, ce qui rallonge la distance d'une bonne centaine de mètres.



Placé en première ligne, je sens que les ''fauves'' autour de moi sont tous prêts à bondir. Le compte à rebours commence a être égrené par le sympathique et énergique speaker Steve Kondo. A zéro, le départ est donné sous un magnifique ballet pyrotechnique. Et comme prévu ça part hyper vite. Je me retrouve rapidement au-delà de la vingtième place.







Après 100 mètres de course, deux virages successifs sur la droite permettent de débuter la longue ligne droite de 450 mètres des Points de Vue. Je suis aux côtés de Benoît Ponton, entre autres, créateur et organisateur de l'ancienne course à succès de l’Oxy’Trail. On a le temps de discuter un peu. Nous revenons sur un petit groupe. C’est en 12ème position que j’effectue le demi-tour à 180 degrés pour emprunter la seconde allée (parallèle à la première) des Points de Vue. Je laisse sur ma gauche un long serpentin de lumières formé par les très nombreux coureurs. Une fois ce retour terminé, nous tournons sur notre gauche en contournant un rond-point où des danseuses de french cancan s’en donnent à cœur joie dans leur tenue typique.



Le premier kilomètre est déjà franchi. Nous poursuivons tout droit jusqu'au rond-point puis virage à droite pour rejoindre l'allée de la Tolérance. Il fait de plus en plus sombre mais il est quand même assez aisé de courir sans frontale. Un peu plus loin, Benoît me lâche peu de temps avant de tourner à droite sur la Côte de l’Entre-Deux qui est toute plate ! Passage au-dessus d'un plan d'eau juste avant de tourner à gauche et de quitter le bitume pour trouver la terre blanche du chemin du Nez au Vent. Au km 2 je suis entré dans le top 10. Le chemin blanc se poursuit sur l’Allée Royale avant de retrouver le bitume. Il y a beaucoup de spectateurs qui nous encouragent et beaucoup d'animations lumineuses. On reprend l’allée de la Tolérance en sens inverse et sur une plus longue portion avant d’aller faire une boucle sur notre droite et de revenir sur nos pas jusqu’à cette même allée de la Tolérance. Passage sous les arches lumineuses multicolores, puis je tourne à droite et à gauche, ce qui me permet de rejoindre une autre partie de la route des Points de Vue au km 4.




Une nouvelle longue ligne droite dans l'obscurité totale nous rapproche du boulevard du Trait d'Union. Mais avant d'y arriver, nous effectuons un demi-tour à 180 degrés (comme en début de course sur l’autre portion des Points de Vue) pour revenir sur nos pas. Je suis en 9ème position. J’ai trop de retard sur le 8ème et un peu de marge sur le 10ème. Ma place semble sécurisée. En tournant à droite je rencontre un pirate, puis un peu plus loin, j'évite de peu une gigantesque baleine. Promis je n’ai pas bu la moindre goutte d’alcool !



Les décors et l'ambiance sont somptueux. Je tourne ensuite à droite pour effectuer les 100 mètres de l’allée de la Citoyenneté. Franchissement de l'arche d'arrivée 9ème/1900 en 21'13''. Pas trop mal pour une course d'un peu plus de 5,1 km (4'09''/km). Le but n’était pas de me cramer car demain matin ça va être beaucoup moins roulant et bien plus long.



En suivant le cheminement de la zone d'arrivée, j'arrive au ravitaillement où j'en profite pour me désaltérer.


Le vent est toujours présent. Je tente de retrouver Jim et Aurel sur le parcours mais n'arrêtant pas d'éternuer, je préfère finalement faire demi-tour et rejoindre ma voiture pour me changer et ne pas attraper plus froid que ce n’est déjà le cas. Ça serait bien bête de rester au lit demain au lieu de participer à cette belle course qui m'attend ! Jimmy boucle son 5,1 km en 30'25'' et Aurélie en 38'55''. Un grand bravo à eux et aussi un grand coup de chapeau pour cette magnifique organisation !

-- Vendredi 1er mai 2026 --


La nuit a été très compliquée pour moi. Impossible de m'endormir avant 4 heures du matin, les éternuements s'enchaînant sans cesse. A force, j'ai même l'impression que je vais finir par avoir des courbatures au niveau des côtes ! A 6 heures 45 mon réveil sonne, Julie est déjà en train de se préparer. Vivement ce soir que je me couche ! Bon, le soleil est déjà présent, le vent semble quasiment nul, une belle matinée sportive nous attend, ce qui suffit pour me remotiver. Nous prenons la route avant de nous stationner sur le parking du Shopping Parc de Carré Sénart vers 8h30. Il nous reste une heure avant le début de notre course. Nous tombons par hasard, sur Gillou, un copain du club du PAAC qui va courir le 10 km (à 9h15). On en profite pour discuter un peu. C'est toujours plaisant de se voir.



Nous nous préparons tranquillement à la voiture. L'avantage d'avoir récupéré les dossards hier, permet de prendre plus son temps aujourd'hui. Par contre, lorsqu'on a voulu se rendre aux WC du ''village'' de la course, une file continue et hyper longue s'était formée, du coup… bah non. Je fais un court échauffement de deux kilomètres. Les coureurs du 10 bornes sont tous partis, ce qui laisse le sas de départ disponible sur le 23,4 km nature. C'est aux avants postes que Julie et moi nous nous plaçons (en troisième ou quatrième ligne). J'aperçois sur la gauche Benoît Ponton qui ne va pas courir comme hier mais officie aujourd'hui en qualité de co-speaker.





Il est 9h30, le départ est donné. Nous sommes environ 900 coureurs sur cette dernière course des ''Runs de Sénart'' 2026.







Comme hier soir, nous tournons à droite sur la route des Points de Vue à deux reprises. Puis au bout, nous quittons le parcours de la veille en prenant la bande centrale bitumée de la route du Trait d'Union. C'est idéal de commencer par ce genre de tracé car ça permet de parfaitement lancer une course en toute sécurité grâce à la largeur et à la qualité de la chaussée. Le premier kilomètre est déjà passé. La D402 tourne d'elle-même sur la droite, puis nous la quittons afin de pénétrer sur un chemin herbeux nous permettant d'entrer dans Lieusaint côté ville.



Ce chemin est vite traversé car nous rejoignons rapidement le bitume des rues et des pistes cyclables. Pendant la traversée de Lieusaint, nous passons dans le Parc de la Mairie, puis le Parc de l'Église et le Jardin de la Méridienne dont les allées serpentent au gré de l'implantation des arbres. C'est après le km 3,3 que la course devient vraiment ''nature''. Au km 4, nous sommes en pleine nature. Passage sous le pont des voies de chemin de fer. Quelques spectateurs se sont positionnés au pied d’une première côte où la seconde féminine de la course me double. En redescendant, je stabilise l'écart d'une dizaine de mètres avec elle et le petit groupe qui l'accompagne. Au km 5, nous coupons la D57 pour continuer sur l'herbe tout en longeant le ru des Hauldres. Je suis maintenant au contact du petit groupe qui me précédait. Un peu avant le km 6,5, nous profitons de la présence d'un grand orchestre installé avenue de Chanteloup à Moissy-Cramayel, lors d'un passage éclair sur le bitume. Quelques centaines de mètres plus loin, nous passons au premier des deux ravitaillements complets de la course. J'en profite pour attraper au vol un gobelet d'eau. Le temps est parfait pour pratiquer notre sport. En tout cas bien meilleur qu'hier soir. Devant nous se dresse une petite colline. Il s'agit du Parc de l'Arboretum. Virage à gauche puis à droite afin de pénétrer dans ce parc. C'est le secteur le plus compliqué du parcours de la course. Je monte la première difficulté sans me mettre dans le rouge. Je perds un peu de distance sur la seconde féminine mais une fois en haut, je profite de la descente qui suit pour refaire la jonction. Puis ça remonte assez sèchement sur notre gauche en quittant le chemin principal. Côte raide mais courte ! Au km 8, la descente est rapide et rendue technique par la nature du sol. Je suis plus à l'aise que Morgane (je n'arrête pas d'entendre son prénom car très encouragée par les spectateurs grâce aux prénoms affichés sur les dossards), ce qui me permet de la doubler. Puis une fois en bas, virage à gauche pour une ligne droite de plus d'un kilomètre en direction de la N104. Elle me repasse et on aperçoit la première fille une bonne centaine de mètres devant nous. J’ai comme l'impression que ça lui donne un coup de boost car je ne suis plus en mesure de suivre son tempo sans cramer mes réserves. Au bout de cette ligne droite, virage serré sur la gauche pour entamer une longue montée permettant d'accéder au point culminant du Parc de l'Arboretum, qui est également le point le plus élevé du parcours de la course. L'ascension est longue mais pas trop  compliquée. Une fois en crête, c'est plus facile. J'en profite pour combler une petite partie de mon retard sur Morgane qui est depuis le début de la course un très bon point de repère pour moi. Les kilomètres défilent plutôt facilement maintenant. Au km 12, j'entame une descente rapide permettant de rejoindre un petit peux plus loin le bitume de la piste cyclable de la D57. Je traverse cette dernière au niveau d'un rond-point avant de profiter de la présence d'un point d'eau de l'organisation pour attraper au vol un gobelet. Rapidement, nous quittons à nouveau le bitume en tournant à gauche pour retrouver un chemin de terre et herbeux. Les appuis sont un peu plus incertains mais ça va quand même. Je rejoins Morgane et la double. Je me sens plutôt bien, pas besoin d'accélérer. En tournant sur ma gauche, je pénètre dans l'Espace Naturel de la Motte où les coureurs doivent faire une boucle. On en sort après avoir emprunté son petit pont à ras de l'eau qui donne vraiment cette impression de courir sur l'eau, dans le marais.


Nous repassons sous les voies ferrées comme après le km 4. Un peu plus loin, je passe au km 15. La suite du tracé s'effectue pendant deux kilomètres sur des chemins beaucoup plus étroits, nature, sympa quoi ! Après le km 17, nous arrivons sur l'Ancienne Route Nationale à Tigery. Ça fait du bien de courir sur un sol plus roulant. Puis, le parcours tourne sur la gauche, chemin des Jonquilles, toujours sur route, où le second ravitaillement complet de la course est dressé. J'en profite pour prendre un gobelet de Coca et un quartier d'orange. Une centaine de mètres plus loin, ça en est terminé du bitume, de retour sur les chemins de terre dès qu’on passe sous les voies de la N6. De l'autre côté, nous pénétrons dans la Forêt de Sénart. Le sol n’est pas top mais ça va en restant bien concentré. Au km 19, la seconde féminine me rejoint et me double. Mais ce n'est plus la même que tout à l'heure. Son rythme est bien élevé, je n'essaye même pas de m'accrocher. Partie comme elle est, je pense que la leader chez les femmes a des soucis à se faire ! J'entame la très longue ligne droite de l'Allée Royale qui est un faux plat constant sur chemin blanc de quasiment trois kilomètres. En fin de course, il peut être une sorte de juge de paix pour les coureurs dont le physique est bien entamé. Lorsque je passe au km 20, le parcours monte un peu plus car il faut passer au-dessus de la N104. Je laisse sur ma droite la Ferme de Villepècle, puis un kilomètre plus loin, sur ma gauche le stade de baseball où évoluent les "Templiers de Sénart'', champions de France en 2014.  Vers le km 22, j'en ai terminé avec ce très long faux plat montant en tournant sur ma gauche sur le chemin de la Tête en l'Air. On descend légèrement en contrebas de ce chemin sur l'herbe où on a l'impression que les sangliers ont fait un passage tellement c'est défoncé. Puis, une vingtaine de marches sur la droite permettent de monter et de rejoindre le km 22. Maintenant, c'est tout plat et roulant jusque la fin. Nous longeons le canal pendant un kilomètre avant de retrouver la route des Points de Vue qu'on attrape en tournant sur la droite. Puis les deux virages suivants sur la gauche m'amènent au début de l'allée de la Citoyenneté pour la dernière ligne droite de 100 mètres.  J'en termine avec ce magnifique mais exigeant  23,4 km Nature des ''Runs de Sénart'' en prenant la 70ème place sur 889 arrivants (4ème M3M) en 1h48'31'' (4'38''/km), soit 6'33'' de mieux que l'an passé.



Je dois suivre le cheminement d'après course où je reçois une très jolie médaille de finisher, puis un brin de muguet, 1er mai oblige, avant de rejoindre le ravitaillement final. Je prends quelques verres de Coca et des tranches de quatre-quarts. Puis j'attends l'arrivée de Julie sur les transats en plastique mis à disposition à proximité du ravitaillement. Elle termine sa course 366ème/899 en 2h13'11'' (8ème M1F). Elle est autant satisfaite de cette organisation que moi et également d'accord sur le côté assez exigeant de cette course nature.


Après avoir jeté un coup d'œil aux résultats, nous passons au stand ''cadeaux-coureurs'', où nous récupérons chacun un paquet de 250 grammes de pâtes complètes locales ''Les Coquettes'' au blé dur bio, provenant de la ferme ''Les Moissons d'Emeline'' située à Vert-Saint-Denis, à moins de 12 kilomètres d'ici. Puis nous retournons à la voiture pour faire une toilette très sommaire et surtout nous changer.




Nous ne dérogeons pas à notre tradition en nous arrêtant au Mc Donald’s de Moissy-Cramayel. Ha cette fameuse ''une course, un Mc Do'' !!!




Prochaine course : à Vincennes pour la ''Course du Château''.