13ème édition Course des Trois Côtes (93)

Dimanche 13 novembre 2011


Aujourd'hui, la journée ne commence pas vraiment bien. En effet, je vais participer à la course des 3 côtes sur la commune de Dugny en Seine-Saint-Denis, dont le départ est prévu à 10 heures. J'ai pris pour habitude d'arriver sur place toujours 1h30-2h avant le départ d'une course, histoire de me préparer tranquillement sans stress. Le truc c'est que le lieu de la course est à 1h15 de chez moi et que je ne me lève qu'à 7h55. C'est chaud ! Je mets 5 minutes pour me préparer et je prends la voiture. Heureusement qu'il n'y a aucun flash (enfin je n'en ai pas vu, mais peut-être qu'eux m'ont vu !!!) et j'arrive à Dugny à 8h50. Finalement j'ai repris beaucoup de mon retard.



La cour d'une école a été ouverte pour le stationnement des véhicules des coureurs. C'est très bien car ça évite de tourner un bout de temps pour se dégoter une place de stationnement. Je vais au stade Alain Mimoun qui est à 500 mètres de cette école pour y retirer mon dossard et je retrouve Bernard. J'ai le dossard numéro 182. Il faut noter que la course du jour est une course gratuite. C'est agréable. On va s'échauffer dans le Parc départemental de La Courneuve où la plupart du parcours de la course se situe. Il fait frais mais très beau. On a testé la première côte de la course lors de l'échauffement. Quelle galère ! Ça promet d'être une course très difficile.


A 10 heures, nous sommes tous sous la banderole de départ à proximité du complexe sportif Alain Mimoun et c'est parti. On commence par un passage dans la ville. C'est tout droit puis virage à droite et mince, ça monte déjà. Je pensais que le passage en ville était tout plat. Bon ça redevient plat rapidement et on retourne vers le complexe sportif qu'on laisse sur notre droite juste avant le passage du km 1. Puis on entre dans le Parc Départemental. C'est plat les premiers mètres mais la première énorme côte est là déjà. Le chemin est étroit et ça monte raide de chez raide. Elle parait interminable. Les pourcentages sont assez impressionnants. Enfin une fois en haut on bascule pour redescendre puis ça remonte immédiatement. Pas aussi raide, mais ça monte quand même. C'est sympa, de la butte où je me situe je vois les coureurs qui sont encore dans la première ascension.


Ensuite c'est légèrement descendant mais c'est dur de récupérer. Ça n'arrête pas de monter ou descendre. Les faux plats font très mal aux jambes qui sont déjà bien lourdes. On retrouve une partie du Parc que je connaissais il y a quelques années car j'allais y courir à la sortie de mon travail avec un ami quand je travaillais sur Rosny-sous-Bois. Je passe au km 5 en 20'43''. Ça va, je pensais mettre encore plus de temps avec ce parcours très dur. Je passe sur un pont dont le sol est fait de grille où on voit le chemin du dessous. D'ailleurs, les coureurs qui ont 2-3 minutes d'avance sur moi, passent sous ce pont. C'est ensuite à mon tour de passer dessous en regardant en haut au cas où je vois Bernard y passer, mais non.


Ce chemin est en léger faux plat descendant et au bout le chemin serpente dans le parc. Puis ça s'élève à nouveau et à la sortie d'un virage serré sur la gauche où il y a beaucoup de monde sur le bord, je suis au pied de la deuxième "énorme" côte. La plus dure : celle du "Belvédère". Elle est raide dès le bas mais quand on se croit en haut, ça tourne légèrement sur la droite et malheureusement ce n'est pas terminé. C'est même encore bien pire. Je pense que marcher ne serait pas pénalisant sur ma vitesse tellement c'est raide. Je m'accroche comme pas possible. Mais j'ai vraiment du mal et je ne suis pas le seul. Ce n'est plus une course de vitesse mais une course de lenteur. Ouf, ça y est je suis en haut et ça redescend super vite sur le chemin qui est maintenant pavé. Je fais un maximum attention où je mets les pieds car avec la vitesse et les aspérités du sol, la chute est vite arrivée.


Dès que je suis en bas, ça remonte un peu puis redescend. J'en profite pour récupérer, mais que c'est dur. D'en haut, je vois plein de coureurs qui ont beaucoup de retard sur moi et qui se dirigent eux vers le "Belvédère". Je tourne sur la droite et ça remonte raide jusqu'au passage d'un pont puis ça redescend sur la droite. Encore une fois c'est une descente rapide jusqu'à un virage en épingle sur la gauche et je suis au pied de la dernière des Trois Côtes d'où le nom de cette course. C'est la troisième après la première montée dès le début de la course une fois dans le parc puis celle du Belvédère. Mais pour de vrai ce n'est pas trois côtes qu'il y a mais un gros paquet de côtes. Les trois sont les plus ardues. Donc cette dernière grosse difficulté se passe bien mais dès que le chemin tourne sur la droite c'est de nouveau très dur et surtout très long. Je regarde mes pieds et pas le sommet.


Ça y est je suis en haut. Je retrouve le début du parcours qu'on fait en sens inverse. Donc au lieu de monter cette première grosse difficulté, on l'a descend. Mais je trouve que c'est assez dangereux. Avec la vitesse, les virages très serrés, le chemin très étroit et le sol gravilloneux, sur deux virages j'ai failli aller tout droit. Une fois en bas, je passe le panneau du km 9. Je sors enfin du parc qui aura été un magnifique cadre de cette course somptueuse et très dure course. Je passe derrière des habitations puis j'entre dans le complexe sportif Alain Mimoun. Je suis ensuite sur la piste qui fait le tour du stade. Je passe la ligne d'arrivée 59ème/361 en 43'00''.


Je suis très content de ce temps. J'ai déjà fait un gros paquet de courses notamment des 10 km, et pour moi, c'est le 10 km le plus dur que j'ai fait depuis mes débuts. Bernard termine la course également content 232ème en 52'45''. Je vais récupérer mon tee-shirt souvenir qui est de couleur rose pour tout le monde, puis me changer avant d'aller à la cérémonie des récompenses. Quelle course ! La semaine prochaine je vais faire ma troisième course en Seine-Saint-Denis de suite. Je retrouve Bernard à Drancy pour les 2èmes Foulées de l'Aéroport.

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