Trail 13 km Ridge Run (Îles Canaries/Espagne)

Lundi 24 novembre 2025


C'est déjà mon troisième jour de course de suite depuis notre arrivée à Lanzarote. Changement de décor pour nos pieds aujourd'hui, car au lendemain d'une course 100 % route, place aux pistes volcaniques. Direction le "Club La Santa" pour nous deux, Julie m'accompagnant en tant que supportrice.


Une fois sur place, petite pause WC puis c'est parti pour mon échauffement que j'effectue sur la piste d'athlétisme bleue du complexe.
















C'est déjà le moment de me glisser derrière l'arche de départ. Mon objectif ? Comme hier, faire un meilleur chrono que l'an dernier, soit moins de 1h08'32". Nous sommes sous les ordres du starter. Le compte à rebours débute puis nous nous élançons.






Nous commençons par couvrir les trois-quarts de tour de la piste bleue avant de quitter le complexe afin de rejoindre la route circulaire Santa Sport en tournant sur notre droite. Je suis parti sur mon tempo sans me soucier des autres pour ne pas le payer lors des grosses montées. Un peu plus loin, nous débutons la descente avec le Lago de la Santa sur notre droite.


Lorsque j'arrive en bas, au lieu de tourner à droite comme hier, je tourne à gauche pour accéder immédiatement à la piste volcanique (mélange de poussière et de sable), et surtout ça commence déjà à monter. Dans un premier temps, c'est plutôt roulant mais ensuite il y a une succession de jolies bosses qui mettent tout de suite l'organisme en température. Un peu avant le km 2, je retrouve Julie.








A la sortie d'une des bosses, le volcan El Cuchillo se dresse devant nous. Il va falloir grimper jusqu'à son sommet ! Mais pour le moment c'est plutôt facile. Vers le km 3, le premier ravitaillement se présente. J'attrape au vol un gobelet d'eau car en plus de l'effort, il fait 25 degrés. Plusieurs dizaines de mètres plus loin, nous tournons à droite pour rejoindre une partie plus ou moins roulante passant au pied de la caldera du volcan sur du bitume.





La route recommence à nouveau à s'élever, ça se passe plutôt bien. Mais, juste avant le km 5, nous tournons sur notre gauche et un mur s'offre à nous. Heureusement que c'est bitumé sinon je n'avancerais pas. Ce qui me rassure, c'est que je double plusieurs coureurs qui se sont mis à marcher sur cette forte grimpette de plus d'un kilomètre alors que moi, je monte plutôt bien ! Ce qui gêne le plus, c'est la présence de la calima. Il s'agit d'un phénomène météorologique atmosphérique caractérisé par la présence de très fines particules solides en suspension dans l'air (ici c'est du sable provenant d'Afrique) suffisamment nombreuses pour lui conférer un aspect opaque. Il en résulte une atmosphère brumeuse jaunâtre ou orangée. Ce phénomène n'aide pas les efforts au niveau respiratoire. Une fois à nouveau sur le sable volcanique, on n'est pas encore en haut. En plus du kilomètre qu'on vient de gravir, il faut maintenant monter jusque sur la crête du volcan. Mais avant, se trouve le second ravitaillement du parcours où je prends une gorgée d'eau pour adoucir les effets de la calima. Puis je débute le chemin mou, poussiéreux et raide qui mène... sur le sommet de cette seconde étape. Une fois sur la crête du Volcan El Cuchillo, je jette un coup d'œil sur le magnifique panorama offert, même si la visibilité est réduite.


On court peu de temps sur la crête car on doit négocier une courte descente sur un chemin très technique. Je retrouve rapidement la piste qui cette fois est exclusivement couverte de sable plutôt fin et mou. C'est très compliqué mais mes sensations sont plutôt bonnes. Je double petit à petit quelques coureurs. C'est plutôt plat pendant environ 1,5 km entrecoupé par quelques petites bosses légères. Le problème du sable mou, c'est qu'on s'enfonce et qu'on dévie de trajectoire involontairement sans arrêt. Un peu après le km 8, c'est le début de la très longue descente sur ce sable mou lors de sa première moitié. C'est technique mais ça se passe plutôt bien.



Les kilomètres défilent, je reviens sur d'autres coureurs que je double. Km 9, km 10, je retrouve un sol moins mou et je croise Julie sur le côté de la piste qui m'encourage, peu de temps avant le troisième ravitaillement qui était le premier en début de course.














J'attrape un gobelet d'eau avant de poursuivre la descente qui est beaucoup plus douce maintenant. Vers le km 12, nous quittons la piste pour traverser la route circulaire Santa Sport et accéder à un chemin de terre qui longe le Lago de la Santa. C'est roulant. Lorsque nous arrivons au niveau des premiers bâtiments du "Club La Santa" nous courons sur un chemin cimenté entrecoupé de petites descentes et montées. C'est à cet endroit que j'ai un petit coup de moins bien. Mais l'arrivée est maintenant toute proche. Je tourne à droite pour une remontée bien pentue afin de pénétrer dans l'enceinte du ''Club La Santa". Me voilà sur la piste d'athlétisme. Il ne me reste plus qu'à faire les 350 mètres dans le sens inverse à celui du départ. Je termine plutôt tranquillement avec les derniers mètres sur le tapis rouge avant de franchir le portique d'arrivée 82ème/367 en 1h05'26".




Objectif du jour accompli avec un gain de 3'26" par rapport à 2024. Au classement général du "Lanzarote International Running Challenge" (LIRC), à l'issue des deux premières courses je suis classé en 70ème position, ce qui me fait un gain de 16 places par rapport à la veille. Je gagne une place en catégorie M50-54, avec la 12ème position. Je débute ma récupération en tournant lentement sur la pelouse à l'intérieur de la piste d'athlétisme en attendant que Julie me rejoigne.






Demain, place à la troisième étape du "Lanzarote International Running Challenge" avec un tout autre format : une course de 5 km entièrement sur le sable de la Playa Los Pocillos à Puerto del Carmen.

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