Dimanche 24 mai 2026
Depuis le nombre d'années que je pratique la course à pied (20 ans), j'ai couru dans le Bois de Vincennes lors de nombreuses organisations et formats différents : 10 km de Vincennes, Semi-marathon du Bois de Vincennes, Semi-marathon de Paris, Trail du Pouce, 10 km France des Îles, 15 km de Charenton... Mais c'est la première fois que je prends part à la "Course du Château de Vincennes" qui fête cette année ses 30 ans. Hier, je me suis rendu sur l'Esplanade Saint-Louis où le village de la course est installé. Tout d'abord, retrait du dossard, le 1058, puis récupération du tee-shirt technique aux couleurs de la course.
J'effectue seul mon échauffement sur plus de 3 kilomètres. Je profite régulièrement de ma voiture stationnée à deux pas de l'esplanade, pour y boire quelques gorgées d'eau. Avant de nous rendre vers les sas de départ, ne pas oublier de faire notre photo de groupe d'avant course en attendant celle d'après course. Avant... après !
C'est sur l'avenue des Minimes que l'arche de départ (qui est la même pour l'arrivée) se dresse. Avenue oui, mais il s'agit ni plus ni moins que d'une allée asphaltée du Bois de Vincennes. Je dois remonter l'intégrélité des différents sas pour retrouver le mien. Je mets pas mal de temps en suivant le meneur d'allure des 45' qui se rend au même endroit que moi. Une fois arrivé, il me reste quelques minutes avant le départ. Au micro, l'ami Harry Bignon, à qui je suis allé dire bonjour plus tôt dans la matinée, nous fait partager ses qualités de speaker.
Le premier départ donné est celui des handisports, puis quelques instants plus tard, c'est au tour les premiers sas. Quant à moi, c'est lors du troisième coup de pistolet que je m'élance. Mon objectif est de rester au plus près du meneur d'allure des 45 minutes, en pensant à la longue course de la semaine prochaine et en ne me blessant pas.
Comme prévu je me cale pour le moment dans la foulée du meneur d'allure, puis durant cette première ligne droite ombragée nos trajectoires diffèrent un peu, ce qui me place légèrement devant lui. Le premier virage de la course est assez coton. Nous devons négocier un angle à 150° sur la gauche avec un peloton encore bien groupé. Un plot en bois est en plus scellé dans le sol à cet endroit.
L'avenue du Tremblay est bien plus large est roulante. C'est une vraie route pour voitures ! Pour le moment je me sens bien lorsque je passe au km 1. Une centaine de mètres plus loin, je négocie un nouveau virage serré sur la droite cette fois-ci pour poursuivre sur une route toute aussi large, l'avenue de Nogent. Il y a pas mal de monde sur les bords du parcours pour nous encourager. Juste après le km 2, nous quittons la route pour la poussière des chemins en effectuant un nouveau virage très serré, ce qui provoque quelques relances et avec la chaleur combinée, on commence déjà à puiser dans nos réserves. La route Circulaire du Lac des Minimes est très agréable. Il s'agit d'un chemin de terre en forme de très grande courbe en sous bois. Virage à gauche puis à droite pour longer le fameux Lac des Minimes. Après le km 3, un énième virage hyper serré (sur la droite) et donc une nouvelle grosse relance nous emmènent jusqu'à la Cartoucherie.
Puis deux virages consécutifs sur la gauche et on atteint une autre portion et en sens inverse de l'avenue du Tremblay. Cette très très longue ligne droite permet de conserver sa vitesse. On profite aussi des hauts arbres qui nous offrent de l'ombre. Passage devant l'INSEP juste avant le km 4. Je poursuis sur ce même axe encore longtemps, puis virage à gauche pour atteindre l'avenue de la Belle Gabrielle, une centaine de mètres avant le passage à la mi-course. Juste après, je profite d'un jet d'eau dirigé vers les coureurs pour refroidir un peu le corps. Dans la foulée, nous passons au ravitaillement où j'attrape un gobelet d'eau à la volée. La route de la Cascade que j'ai rejointe juste avant le ravitaillement, serpente très légèrement en sous-bois. Le sol est moins bon que précédemment mais on ne peut pas trop être exigeant : sol roulant ou ombre ? J'avoue que l'ombre n'est pas une mauvaise chose. C'est en accédant à la route de la Ménagerie (encore un chemin pédestre) que la trajectoire devient plus droite. Le km 7 est passé et le meneur d'allure 45' me lâche. Aïe, je n'arrive pas à m'accrocher. Il m'est maintenant impossible de cacher mon manque d'énergie flagrant qui me poursuit depuis plusieurs semaines. Je laisse passer ce mauvais moment puis en tournant à gauche avenue de Nogent, la large route goudronnée me permet de reprendre un peu de vitesse.
Au km 8, nous nous engouffrons à nouveau sur un chemin de terre, l'avenue de Fontenay, et aussitôt à gauche route du Grand Maréchal. J'ai l'impression de faire maintenant jeu égal avec le meneur d'allure qui n'a qu'une petite trentaine de secondes d'avance sur moi. Peu après le km 9, nous retrouvons du bitume avec la route de la Pépinière qu'on attrape en tournant à gauche, puis une centaine de mètres plus loin, virage à droite pour négocier le léger faux plat montant de l'avenue de Nogent. Une fois en ''haut'', nous arrivons sur la route des Sabotiers, un chemin pédestre goudronné de 400 mètres. Ça sent bon l'écurie ! Au bout, c'est le dernier virage de la course à droite où l'arche d'arrivée se dresse devant moi. Plus que 200 mètres, je reviens sur le meneur d'allure et quelques secondes plus tard, je franchis la ligne d'arrivée 606ème/3714 en 44'49''. Objectif de la journée atteint.
Je suis ensuite le cheminement de la zone d'arrivée avec la remise de la jolie médaille de finisher, puis le stand tant attendu de la distribution d'eau. D'autres stands se succèdent, permettant de se servir en gâteau marbré, quatre-quart, chocolat, banane...
Une fois sorti de cette zone de course, je reviens sur mes pas en longeant le barriérage pour rejoindre les copains. Mais avec le monde je n'arrive pas à voir ni François, ni Stéphane, ni Karine. C'est vers le km 8,5 que je rejoins Jimmy qui souffre de la chaleur et du genou gauche. Je l'accompagne jusqu'à son entrée sur la route des Sabotiers à 600 mètres de l'arrivée. Puis, je refais demi-tour pour retrouver Aurélie. C'est au km 8,9 que je tombe sur elle. C'est très compliqué aussi pour Aurélie. La chaleur qui est arrivée d'un coup aura fait des dégâts chez les coureurs. D'ailleurs, j'ai rencontré des secouristes s'affairer sur plusieurs coureurs à différents endroits du parcours. C'est jusqu'au bout que je l'accompagne, déçue de sa course, mais je suis certain qu'au fond d'elle, heureuse de décrocher cette nouvelle médaille !
Nous nous retrouvons tous les six en fin de zone d'arrivée. En ce qui concerne les résultats, ça donne ceci :
Jeff : 606ème/3714 en 44'49''
François : 1355ème en 51'35''
Stéphane : 1480ème en 52'53''
Karine : 3239ème en 1h09'56''
Jimmy : 3563ème en 1h17'44''
Aurélie : 3681ème en 1h25'52''
Bravo à tous, il faut prendre en compte la hausse soudaine des températures.
Avant de quitter le Bois de Vincennes, place maintenant à la photo d'après course avec nos belles médailles.


























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