5ème Corrida de Corbeil (91)

Samedi 8 septembre 2012


L'an passé j'étais venu courir ici avec Bernard et c'était une chaleur accablante qui nous avait accueillie et les chronos étaient vraiment catastrophiques. Cette année, Bernard m'a proposé d'y revenir et donc nous y sommes à nouveau. J'arrive vers 16h10 pratiquement en même temps que lui. Nous allons retirer nos dossards sur la pelouse du stade Mercier. J'ai le dossard numéro 78 et Bernard le numéro 59. Les derniers jours qui sont passés étaient beaux mais doux et aujourd'hui rebelote. Comme l'an passé il fait très chaud. Il y a 32 degrés. Mais sur l'affiche du parcours dans le stade il y est indiqué trois points de ravitaillement de prévu. Un au km 3, un au km 5 et un au km 8,5.



On va se changer et on part s'échauffer sur plus de 6 kilomètres le long de la Seine histoire de me déverrouiller les tendons. Il fait soif, très soif. Sur la fin de l'échauffement on se sépare. Bernard continue à trottiner et moi je marche. Je crains beaucoup la chaleur mais je suis assez confiant car cette semaine j'ai fait des entraînements intéressants. Je trottine un peu à nouveau. Un petit passage à la glacière dans la voiture pour bien m'hydrater et ensuite je suis au téléphone.


Je suis tellement occupé avec le téléphone que je ne fais pas attention que l'heure du départ est imminente. Je suis à l'autre bout du stade quand le départ est donné à 18h30. Mince, le coup de pistolet. Vite j'en termine avec le téléphone et je vais à mon tour vers l'arche de départ. Les premiers sont déjà sortis de la piste d'athlétisme et du stade Mercier quand moi je n'ai même pas encore franchi la ligne de départ. Heureusement que les coureurs de queue (là pour une fois j'en fais partie) ne vont pas bien vite. Je les rattrape un peu avant la sortie du stade mais comme c'est une sorte de chicane avec un virage sec à gauche puis à droite, je me fais coincer.


Mais je sors enfin du stade et c'est une longue ligne droite qui m'attend. Mais je suis tellement loin que je ne vois déjà plus les premiers. Je remonte de nombreuses places mais je crois que je gère mal cette remontée. J'arrive à revenir sur Bernard face à la piscine (de ce temps là on serait mieux à barboter dans la piscine plutôt que courir à côté). Ensuite on tourne sèchement sur la gauche et on traverse un chemin piéton aménagé. C'est très agréable car c'est abrité du soleil et le long de la Seine. Au lieu de courir sur le chemin en lui même je cours sur le côté directement sur l'herbe pour ménager les tendons. Ensuite ça va toujours tout droit jusqu'à la descente, toujours le long de la Seine, pour passer sous un pont et on remonte aussitôt afin de tourner deux fois sur la gauche et passer devant la mairie où l'année passée se déroulait un mariage. Le truc c'est qu'un ravitaillement était indiqué sur l'affichage mais non il n'y en a pas.



On reprend la direction du stade en traversant l'étroite rue commerçante de Corbeil. A cet endroit nous sommes également protégé du soleil et il y a de nombreux passants qui nous encouragent. Je commence vraiment à sentir un coup de chaud au moment où je passe devant l'entrée du stade. Au lieu d'y entrer on continue tout droit comme lors du départ. Je passe à nouveau devant la piscine et là c'est l'agonie. La totale défaillance. Je suis très déçu car comme je l'écrivais plus haut mes derniers entraînements semblaient être prometteurs mais là j'ai plus envie de mettre le clignotant et m'arrêter que de continuer. En me raisonnant je me dis que je dois m'estimer heureux de pouvoir tout de même courir avec ce qu'il m'arrive. Alors tant pis pour la performance et surtout tant mieux pour le plaisir de courir (même si là le plaisir j'ai bien oublié de l'avoir).


Au premier tour nous avions quitté cette route en tournant sur la gauche pour le chemin piéton mais là il faut aller toujours tout droit très loin et tout au bout on fera demi tour. Mais c'est aussi surtout à cet endroit là qu'un ravitaillement en eau est disponible. Je peux assurer que je le loupe pas. Il fait si chaud et je suis tellement à la dérive. L'aller fait 1,9 km. On le fait sur la partie droite de la chaussée et les premiers me croisent sur leur retour. Eux vont vite. Moi je suis scotché au sol. Je me fais doubler et je ne suis pas capable la moindre seconde de m'accrocher à eux. Au bout je fais demi-tour et je croise Bernard. J'ai 1'16'' d'avance sur lui à 3 kilomètres de l'arrivée.


Ensuite au lieu d'aller vers la piscine, on poursuit sur la droite sur ce chemin piéton. J'essaye de m'accrocher aux coureurs. Un avec le maillot de l'équipe de basket de San Antonio au nom de Tony Parker m'encourage et me dit de m'accrocher à lui. J'arrive à le suivre jusqu'à l'entrée du stade mais dès mon arrivée sur la piste où on doit en faire les trois quart de tour, deux coureurs me doublent. Je m'accroche à eux et je les redouble. Je termine la dernière ligne droite sans force et je termine très très loin 151ème/290 en 48'38''.



C'est nul surtout que je ne sais pas du tout comment demain matin je vais me trouver car à 8h30 j'ai le départ d'un trail dans le Val d'Oise. Bernard termine la course 170ème en 49'24''. Il m'a repris 30 secondes sur les trois derniers kilomètres. En cadeau, au lieu de nous offrir un tee-shirt ou une serviette, on reçoit une grande bouteille en verre de jus de pomme bio et du miel. Après une douche bien gelée car pas la moindre eau chaude on va aux récompenses et à la tombola. Mais non nous n'avons rien gagné. Je quitte Corbeil à 21 heures. J'espère que la nuit va me permettre de récupérer un maximum mais comme demain la course est le matin, je devrais me sentir beaucoup mieux. J'ai vraiment du mal sur les après-midi et aussi de la chaleur.

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