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TOPS 10

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Trail semi-nocturne Entre Chien et Loup (28)

Samedi 23 mars 2013

Ce matin je me lève très tôt pour aller au travail (3 heures), puis à l'issue du boulot je prends la direction de l'Eure-et-Loir pour participer à un trail semi-nocturne. J'y ai participé l'an dernier. Ça se passe à Droue-sur-Drouette qui se situe à une demi-heure de Rambouillet. Ce trail a pour particularité de débuter à 19 heures donc avec la lumière du jour et à mi-parcours il faut utiliser la lampe frontale pour tenter de trouver son chemin.

J'arrive sur place vers 16h00 et j'en profite pour faire une petite sieste avant la course pour récupérer de mon lever matinal. A 17h30 je vais à la salle des fêtes qui se situe sur le point culminant de la commune. Je trouve une place dans la cour de cette salle des fêtes. C'est pratique pour se préparer. Je vais au secrétariat pour retirer mon dossard, le numéro 3. On nous offre une paire de gants.


On n'en aura pas besoin ce soir car la température est très douce. Je vais m'échauffer. Les chemins sont détrempés et les flaques très grandes. Je teste quelques grimpettes et il est impossible de courir à certains passages tellement c'est raide et glissant. On croirait que c'est de la glaise au sol. Je retourne à la voiture, teste ma frontale. Ça va les piles sont en parfait état. Contrairement à mon voisin de voiture qui lui a sa frontale mais a oublié … de prendre des piles !!! Direction le stade qui est juste à côté de la salle des fêtes où le départ sera donné.

Je continue à trottiner sur le terrain de foot le temps d'attendre l'heure. Après quelques consignes données par l'organisation, le départ est donné à 19h00. Le premier kilomètre est super facile. En effet c'est de la route avec une descente vertigineuse jusqu'aux premières habitations de Droue. Puis on quitte la route pour les chemins de terre. Ce chemin très étroit longe la Drouette. C'est plat mais sinueux. Je profite de ce chemin roulant pour faire le trou sur les autres coureurs. On enjambe la Drouette puis on monte. Ça glisse, ça monte. Mais ça va. On redescend aussitôt pour retrouver la Drouette.



Deux coureurs reviennent sur moi. Mais je reste devant car il est impossible de doubler ici. En effet, on court sur un muret large d'une trentaine de centimètres et l'intérêt absolu est de ne pas tomber car c'est direct le plongeon dans la Drouette. Ensuite on grimpe à nouveau. C'est très raide mais les jambes ne sont pas encore en feu pour le moment. On reprend une petite portion de route en descente le temps de retrouver un long, très long chemin de terre en faux plat montant. Les pierres, les racines, sont les principaux pièges ici. Avant de tourner à droite où ça monte beaucoup plus fort, les deux coureurs me doublent. Je suis en 6ème position de la course.



Je gère cette côte pour ne pas me faire reprendre par les coureurs suivants. Certains passages sont tellement trempés que l'on s'enfonce jusqu'aux chevilles. On prend une longue montée. Ma cheville droite se plie et je ressens un petit craquement. Ça me fait ralentir net, puis ça repart et la douleur est vite passée. En haut on se retrouve sur un chemin forestier plat. Plat mais c'est une partie de slalom entre les énormes flaques. Sauf celles qu'on ne peut pas éviter. Tout au bout de ce chemin on descend. Je me retiens à certains arbres pour pouvoir tourner et ne pas m'emballer. Je passe sous le pont du chemin de fer. C'est un passage piéton et il est obligé qu'on se baisse sinon la tête cogne ce pont.


On prend sur la droite quelques centaines de mètres sur route et on tourne à nouveau sur la droite pour passer sous un autre pont aussi bas que le précédent et là ça remonte très longtemps dans les sous-bois. Un passage ne peut se faire qu'en marchant. J'essaye de perdre un minimum de temps. Il fait bien noir et au loin j'aperçois les frontales qui me suivent. Mais j'ai fait l'écart et je me surprends à maîtriser parfaitement cet écart. Je retrouve enfin le plat. Là je déroule un maximum pour conserver cet écart.


On longe le terrain de football du départ en passant par un chemin de champs complètement recouvert de boue. On s'enfonce ensuite sur la droite dans les bois. A cet endroit un signaleur me dit de faire très attention dans la descente car c'est hyper glissant et qu'il n'y a aucune luminosité sauf celle de ma frontale. Et effectivement c'est une partie de ''patinage'' dans cette descente. En bas je me retiens à un sapin pour pouvoir tourner sur ma droite et ça remonte très sec. Sauf que le sol n'est pas sec du tout lui. Je m'aide d'une corde pour monter puis il faut se frayer un chemin entre les petits arbres. Il m'arrive de faire demi-tour car je m'engage sur un mauvais chemin.


Puis j'aperçois une guirlande lumineuse qui accompagne une descente avec un virage très glissant. D'ailleurs une autre corde a été installée à cet endroit, sinon on irait tout droit direct dans le fossé quelques mètres plus bas. Dès que je suis en bas, je traverse ce fossé et je remonte de l'autre côté. Puis je me lance dans les derniers mètres de la course. Je passe sous l'arche d'arrivée qui est située à côté du parking de la salle des fêtes. Je termine 6ème/95 en 41'07''.


Je termine avec le genou droit en sang à force de me prendre des ronces durant cette course. Je discute avec le coureur qui arrive derrière moi. J'ai conservé 24 secondes d'avance sur lui. Je termine sur le podium dans la catégorie senior. Je suis 3ème.


Je retourne à la voiture mettre des habits secs puis en attendant les résultats je vais au buffet dans la salle des fêtes. Au menu : pâtes bolognaises, pâté, fromage, dessert. C'est très sympa. Puis c'est la remise des récompenses. Je quitte ensuite l'Eure-et-Loir pour prendre la direction d'Amiens et la seconde course des 4 Saisons de demain matin. C'est le seconde fois que je fais ce trail et ça ne sera pas ma dernière participation. J'aime vraiment venir ici.

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